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Vivement l'Ecole!

Les cours à la fois à distance et à la maison n’emballent pas les lycéens...

30 Novembre 2020 , Rédigé par 20 Minutes Publié dans #Education

Les cours à la fois à distance et à la maison n’emballent pas les lycéens...

EXTRAIT

Coronavirus : Compliqué à la maison, mais efficace en classe… Que pensent les lycéens de leurs cours « hybrides » ?

EDUCATION Le ministère de l’Education a élargi début novembre la possibilité pour les lycées de faire alterner cours en présentiel en demi-groupes et enseignement à distance. Un système qui ne fait pas l’unanimité.

Depuis début novembre, la moitié des lycées ne proposent qu’une partie des cours en présentiel, pour éviter la propagation du coronavirus.

Un système qui n’est pas optimal, car les élèves ont l’impression de moins travailler lorsqu’ils sont chez eux.

Et même si les cours en présentiel sont de meilleure qualité en petits groupes, cela ne compense pas totalement les désagréments de cette hybridation et le rythme plus lent d’acquisition des connaissances qu’il génère.

Un pied au lycée, l’autre à la maison. Afin de limiter les risques de contagion du coronavirus, le ministère de l’Education a élargi début novembre la possibilité pour les lycées de faire alterner cours en présentiel en demi-groupes et enseignement à distance. Un mode d’enseignement hybride auxquels devront encore se résoudre les élèves quelque temps. Car mardi dernier, lors de son allocution télévisée, Emmanuel Macron a déclaré que les lycées ne pourraient être « pleinement ouverts, avec la totalité des élèves » qu’autour du 20 janvier. Et si et seulement si le nombre de contaminations quotidiennes par le Covid-19 en France reste sous la barre des 5.000.

Tous les lycées n’ont pas mis en place cette rotation. Interrogé par 20 Minutes, le ministère de l’Education estime qu’environ la moitié des lycées proposent désormais un enseignement hybride. Pour ceux qui le font, chacun a décidé sa propre formule : « On est plutôt sur du sur-mesure que sur du prêt à porter. Car certains lycées ont choisi une rotation des groupes par demi-journée, par journée ou par semaine entière. D’autres ont mis en place l’hybridation pour certains niveaux seulement, en préservant la présence des classes de terminale à 100 %. Et dans beaucoup d’établissements, les proviseurs ont décidé de garder les enseignements de spécialités à 100 % en présentiel et d’instaurer des demi-groupes pour les autres cours », observe Philippe Vincent, secrétaire général du syndicat des directeurs d’établissement SNPDEN-Unsa. Une variété d’organisation dont témoignent les lycéens qui ont répondu à notre appel. « Depuis trois semaines, mon lycée a opté pour séparer les élèves en deux groupes afin qu’ils puissent se rendre un jour sur deux en classe. C’est-à-dire que le lundi, mercredi et vendredi, un groupe est en distanciel, l’autre le mardi et jeudi, et cela change toutes les semaines afin d’équilibrer », explique Zoé, élève de 1re.

« On a peur de passer à côté de certaines consignes »

Mais ce système mi-figue, mi-raisin n’est pas idéal. Notamment quand les élèves sont appelés à travailler chez eux. « La plupart du temps, ils sont approvisionnés en devoirs à faire à la maison. Les enseignants leur donnent des exercices d’application après avoir enseigné la leçon en présentiel. Ou leur demandent de lire des documents pour préparer le cours suivant », constate Philippe Vincent. « Les professeurs nous donnent du travail pour la semaine où on est à la maison et on le corrige la semaine suivante », explique par exemple Sam, élève de Terminale. Marie, au même niveau dans la région de Grenoble, a quant à elle « soit quelques exercices, ou alors des TP (travaux pratiques), pour les matières scientifiques) ou des DM (devoirs maison) ».

Rares sont les enseignants qui proposent des cours en visio, car ils n’ont généralement pas le matériel pour se filmer en classe. Et certains élèves ont l’impression de prendre du retard, à l’instar de Sacha : « Les professeurs continuent leur programme comme d’habitude, malgré le fait que la moitié de la classe soit en cours, les autres élèves doivent rattraper. Au final, lorsque je retourne en classe, j’ai loupé tous les chapitres. Parce qu’entre un document et l’explication du prof, le résultat est vraiment différent ». De son côté, Thomas élève de 1re, craint que la classe entière prenne du retard : « La plupart des professeurs refont le même cours à chaque groupe, ce qui ne nous permet pas d’avancer autant que l’on devrait sur notre programme ». Et selon Marie, ce système génère une déperdition d’informations : « Chaque prof n’a pas la même façon de communiquer, donc il faut chercher sur l’ENT (environnement numérique de travail), dans les mails… On a peur de passer à côté de certaines consignes », souligne-t-elle.

(...)

Delphine Bancaud

Suite et fin à lire en cliquant ci-dessous

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