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Vivement l'Ecole!

Directeurs d’école : un an après le suicide de Christine Renon, une profession sur le fil...

27 Septembre 2020 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

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EXTRAITS

Une marche du souvenir est organisée le 26 septembre à Pantin, en mémoire de la directrice retrouvée morte dans son établissement. Des concertations sont en cours pour diminuer la charge de travail de la fonction.

Il y a tout juste un an, le suicide de Christine Renon, une directrice d’école de 58 ans, déclenchait une vague d’indignation dans la profession. Une marche du souvenir devait être organisée, samedi 26 septembre, à Pantin (Seine-Saint-Denis), où exerçait cette enseignante. Décrite comme « engagée » par ses proches, elle avait été retrouvée morte le 23 septembre 2019, dans l’école maternelle Méhul. Les jours suivants, sa hiérarchie et ses confrères avaient reçu une lettre dans laquelle elle se plaignait de sa fatigue, de l’accumulation des tâches administratives, et témoignait de sa solitude face aux difficultés relationnelles avec les parents d’élèves.

Peu après le drame, le ministère de l’éducation nationale avait assuré qu’il ferait son possible pour « alléger » les charges qui pèsent sur les directeurs d’école, alors que la profession dénonçait des tâches administratives toujours plus lourdes, cumulées à une faible autonomie décisionnelle. Dans une vidéo adressée aux enseignants le 3 octobre 2019, jour des obsèques de Christine Renon, le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, reconnaissait l’urgence de « trouver des réponses à des questions que nous nous posons depuis longtemps », et sur lesquelles « il n’y a pas de consensus ».

(...)

L’école est enfin, et surtout, un ovni juridique : elle appartient à la mairie, à qui elle rend des comptes sur son budget et ses dépenses, mais le directeur, lui, répond à la hiérarchie de l’éducation nationale. Il n’est pas le chef de l’établissement, et les autres enseignants ne sont pas ses subordonnés.

Les organisations syndicales se sont donc penchées, le 23 septembre, sur l’épineuse question de la « délégation de compétence académique », soit la manière dont le directeur pourrait acquérir plus d’autonomie dans ses décisions. Car c’est là que le bât blesse : les syndicats enseignants ne sont pas d’accord sur la meilleure manière de conférer plus d’autonomie à l’école primaire. La création d’un « statut hiérarchique » du directeur n’est pas à l’ordre du jour, car le syndicat majoritaire, le SNUipp-FSU, y est farouchement opposé. Le SE-UNSA et le SGEN-CFDT sont favorables, quant à eux, à la création d’un statut juridique de l’école, qui permettrait de donner plus d’autonomie financière et décisionnelle à l’équipe enseignante, sans créer de hiérarchie entre les enseignants et le directeur.

(...)

L’éducation nationale renvoie elle aussi au dialogue social, et assume de « prendre le temps de la discussion », selon Vincent Soetemont. « On fera des propositions, avec l’objectif de simplifier la tâche et de clarifier les missions des directeurs », assure-t-il. En attendant, sur le terrain, les changements se font attendre. « Les directeurs demandent des réponses, et tout ce que l’on trouve à leur dire c’est : “On y travaille” », regrette Dominique Bruneau.

Violaine Morin

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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