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Vivement l'Ecole!

La réforme du collège de 2016, quel impact sur les Langues et cultures de l'antiquité?

25 Mai 2020 , Rédigé par Christophe Publié dans #Education

La réforme du collège de 2016, quel impact sur les Langues et cultures de l'antiquité?

Où l'on apprend - par un syndicat pourtant opposé (c'est son droit le plus absolu évidemment) à la réforme dite "collège2016" - que cette réforme n'a pas fait disparaitre les LCA du paysage éducatif français. Souvenons-nous que cette réforme et la place qu'elle donnait au latin et au grec "devaient" - c'était un dogme - aboutir à l'effacement pur et simple des langues anciennes, voire de toutes les cultures d'origine latine. De la civilisation est-on allé jusqu'à affirmer sur des plateaux de télévision!

Il était également annoncé que les effectifs allaient fondre comme neige au soleil avec une fuite des effectifs vers l'enseignement privé.

Force est de constater qu'il n'en fut rien.

Le retour à un latin optionnel à partir de 2017 n'a quant à lui pas eu les effets escomptés. Les effectifs de latinistes n'ont en aucun cas connu de progrès. Mais peut-être est-ce l'objectif recherché? (Voir l'infographie ci-dessous)

CC

A noter: Les chiffres viennent de l’ouvrage annuel « Repères et références statistiques 2020 » (RERS 2020) mis en ligne par la DEPP du ministère.

La réforme du collège de 2016, quel impact sur les Langues et cultures de l'antiquité?

EXTRAITS

(...)

La réforme du collège a-t-elle eu des conséquences sur les effectifs ?

Evolution du nombre de latinistes dans l’enseignement public

L’observation des chiffres détaillés, disponibles dans les RERS de 2014 à 2018, permet de voir l’évolution du nombre de latinistes et d’hellénistes au collège, de la rentrée 2013 à la rentrée 2017. Que constate-t-on ?

Il y a eu un creux dans le recrutement des latinistes de 5ème à la rentrée 2016, l’année de mise en place de la réforme. En 5ème, ces latinistes représentaient 17,7 % de l’ensemble des élèves de 5ème, dans l’enseignement public. Sur les quatre années observées, c’est le pourcentage le plus faible et sur ce point la réforme semble bien avoir eu un impact. Toutefois, ces élèves inscrits en 5ème se sont bien mieux maintenus dans l’option que les autres années. La perte d’effectifs de la 5ème à la 4ème ne représente que 0,3 points de moins. En effet, à la rentrée 2017, on retrouve une proportion d’élèves de 4ème étudiant le latin de 17,4 %. Les années précédentes, la perte était autour de 2,5 points. Quoique moins nombreux à l’inscription en 5ème, ces latinistes plus « fidèles » ont donc contribué à faire grimper les chiffres de 2017. De façon générale, dans l’enseignement public, on ne distingue pas une perte d’effectifs de latinistes d’un niveau à l’autre qui serait significativement plus importante en 2016.

D’un point de vue global la réforme du collège n’a eu que très peu d’impact sur les effectifs de latinistes. Dans le public, le pourcentage total de latinistes s’élève à 16,7 % de l’ensemble des collégiens à la rentrée 2017. Certes, c’est mieux que la rentrée 2016 (15,8%) mais on ne peut attribuer ce mauvais chiffre à la réforme car la situation était exactement la même en 2015. 2017 marque également une amélioration, moins nette, par rapport à la rentrée 2014 date à laquelle 16,2 % des collégiens du public étudiaient le latin. En revanche, on ne rattrape pas tout à fait le niveau de 2013, quand 16,8 % des collégiens du public étaient latinistes.

La réforme du collège a-t-elle profité à l’enseignement privé pour l’enseignement du latin ?

On a pu penser que la réforme profiterait à l’enseignement privé. Ce n’est pas le cas. Celui-ci a également connu un creux du recrutement des latinistes en 5ème à la rentrée 2016. Les latinistes ne représentaient alors que 22,2 % des élèves contre 23,9 % chiffre stable pour toutes les autres années observées.

(...)

Les effectifs d’hellénistes

Pour ce qui est du grec, les chiffres sont relativement stables. La proportion d’élèves de 3ème étudiant le grec oscille, pour l’enseignement public, entre 2,3 % et 2 % sur les années considérées ; pour le privé, entre 1,8 % et 1,6 % ; pour l’ensemble entre 2,2 % et 1,9 %.

A noter, depuis la rentrée 2017, la DEPP comptabilise les hellénistes inscrits sur l’ensemble du cycle 4, ainsi que des élèves inscrits en « initiation latin grec ». Il est tout de même surprenant que soient comptabilisés des élèves inscrits dans des formations qui n’ont rien d’officiel et relèvent purement du local !

(...)

Lundi 8 octobre 2018

Le texte complet est à lire en cliquant ci-dessous

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