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Vivement l'Ecole!

"Rentrée scolaire : quand le prof renforce les inégalités dès les premier cours" - Extraits/France Culture

2 Septembre 2019 , Rédigé par France Culture Publié dans #Education

"Rentrée scolaire : quand le prof renforce les inégalités dès les premier cours" - Extraits/France Culture

EXTRAITS

Préjugés, tri précoce, impact sur la scolarité, stratégie d'image pour se faire bien voir... lucides, les lycéens redoutent les fiches de renseignements que les enseignants font remplir à la rentrée. Une étude montre que 74% d'entre eux mentent sur leur fiche.

Profession des parents, loisirs, matières préférées et parfois lectures favorites, voire carrément projet professionnel… De mémoire d’ancien(ne) élève scolarisé(e) dans les années 80 ou 90, c’était à peu près systématique : à chaque rentrée, et dans chaque matière, l’enseignant entamait le tout premier cours en faisant remplir à ses élèves une fiche de renseignement.

Une pratique qui serait, paraît-il, sur le déclin aujourd'hui ? N’empêche :  il y a moins de deux ans, enquêtant sur le terrain, la chercheuse en sciences de l’éducation Audrey Murillo notait dans son carnet de recherche (accessible en ligne sous la forme d’un blog) que dans les lycées agricoles où elle avait posé carnet et enregistreur avec plusieurs chercheurs de ses collègues, huit enseignants sur quinze faisaient toujours remplir ces fameuses fiches en début d’année. A des élèves qui racontaient pour la plupart combien ce rituel leur apparaissait banal : “Depuis qu’on est petit, on fait ça”.

(…)

Alors qu’un élève sur quatre confie ne pas savoir quoi écrire quand il s’agit par exemple de son projet professionnel ou de son goût pour la matière, ils sont 74% à mentir en remplissant la fiche. Soit par omission, soit tout court. C’est particulièrement criant pour tout ce qui concerne la famille : un élève sur trois révèle avoir l’habitude de cacher des choses ou d’en inventer. Finalement, le travail de la chercheuse montre que les élèves les moins dotés ou les moins stables socialement sont ceux qui mentent sur leurs familles, tandis que les plus proches de l’institution scolaire mentiront sur leurs loisirs, leurs goûts voire leurs projets par anticipation d’un avis favorable.

Et alors que les mieux dotés sont toujours les plus omnivores, on retrouve l’idée d’un braconnage culturel qui n’a pas le même coût selon où on se trouve sur l’échelle sociale, quand Bastien, mieux né que d’autres d’après les catégories de la chercheuse, dit par exemple : “Je geeke beaucoup et j’ai pas envie que les profs le sachent”.

Chloé Leprince

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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