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Vivement l'Ecole!

"J’en ai marre qu’on me dise de me taire au nom du bien-être des élèves, dont tout le monde se fout, sauf nous"

18 Juin 2019 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

 "J’en ai marre qu’on me dise de me taire au nom du bien-être des élèves, dont tout le monde se fout, sauf nous"

EXTRAITS

« Après la réforme, le bac aura une origine sociale » : récit d’un piquet de grève

Au lycée Paul-Eluard à Saint-Denis, une trentaine d’enseignants étaient en grève au premier jour des épreuves du baccalauréat.

Au petit matin, devant les grilles du lycée Paul-Eluard, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), des élèves relisent une dernière fois leurs fiches, se réfugient dans leur musique écouteurs sur les oreilles, ou lancent une discussion sans rapport avec le baccalauréat. Il est 7 h 30, ce lundi 17 juin, et dans quelques minutes, ils composeront sur l’épreuve de philosophie, la première de la session 2019, commune à toutes les filières de la voie générale et technologique.

A quelques mètres à peine, une trentaine de professeurs s’agitent discrètement, banderoles en main. Debout sur une marche, à deux ou à trois, ils s’épaulent et soutiennent un drap, sur lequel on peut lire : « Sauvons notre éducation. Ecole en deuil ». Sur un autre de couleur rouge, des poings sont dessinés, à côté de la phrase « Lycée Paul-Eluard Saint-Denis en lutte ».

Pour la première fois depuis 2003, des enseignants opposés aux réformes du lycée et du bac engagées par ce gouvernement ont appelé, au premier jour des épreuves, à une grève de la surveillance du bac. A Paul-Eluard, une partie de l’équipe éducative a choisi de s’associer au mouvement suivi, selon le recensement ministériel divulgué dans la matinée, par un peu plus de 5 % des professeurs du secondaire. De quoi s’assurer une certaine visibilité, sans retarder ni perturber le déroulé de l’épreuve.

(...)

« On n’est pas là pour saboter le baccalauréat. J’en ai marre qu’on me dise de me taire au nom du bien-être des élèves, dont tout le monde se fout, sauf nous », se défend Joséphine, professeure d’histoire-géographie à Paul-Eluard qui ne souhaite pas communiquer son nom. D’autres tentatives de blocages ont été recensées, lundi, notamment dans les académies de Montpellier et Marseille, sans que le déroulement des épreuves n’en pâtisse. Les syndicats d’enseignants qui avaient appelé à un rassemblement à Paris, rue du Bac, dans l’après-midi de lundi, ont annoncé qu’ils se mobiliseraient à nouveau le 27 juin, premier jour des épreuves du brevet.

Léa Taïeb

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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