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Vivement l'Ecole!

L’école et « le sentiment d’appartenance à l’Union européenne » - Par Claude Lelièvre

30 Avril 2019 , Rédigé par The Conversation Publié dans #Education

L’école et « le sentiment d’appartenance à l’Union européenne » - Par Claude Lelièvre

En proposant la création d’un « espace éducatif européen » juste après la signature du traité de Maastricht, la Commission européenne – suivie par les ministres et le Parlement européen – a choisi dès 1994 de privilégier toutes les initiatives, linguistiques et culturelles, qui, de l’école à l’université, « contribuent à renforcer le sentiment d’appartenance à l’Union européenne » selon les propres termes d’Antonio Ruberti, alors commissaire européen à l’Éducation et à la Formation, dans Le Monde du 23 juin 1994.

Le décret d’application du 11 juillet 2006 de la loi d’orientation (dite loi Fillon) relatif au socle commun de connaissances et de compétences relaie ce cap, indiquant – quant aux « compétences sociales et civiques » – qu’il s’agit aussi de « développer le sentiment d’appartenance à son pays, à l’Union européenne, dans le respect dû à la diversité des choix de chacun et de ses options personnelles ».

Idem pour la loi d’orientation qui a suivi, celle de juillet 2013. Portée par Vincent Peillon, elle dispose que :

« L’Ecole doit favoriser l’intégration des futurs citoyens français dans l’espace politique de l’Union européenne […]. Elle assure conjointement avec la famille l’éducation morale et civique qui comprend, pour permettre l’exercice de la citoyenneté, l’apprentissage des valeurs et symboles de la République et de l’Union européenne ».

Les programmes de 2015

Qu’en est-il des programmes scolaires de l’école obligatoire, parus en 2015 ? En quatrième, dans le programme d’histoire, l’un des libellés des trois grands thèmes à étudier comprend l’Europe (« L’Europe et le monde au XIXe siècle »), deux des huit questions à traiter durant l’année y sont liées : « L’Europe des Lumières » et « L’Europe et la révolution industrielle ».

En troisième, toujours en histoire, l’un des libellés des trois grands thèmes porte à nouveau sur l’Europe – « L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945) » – et l’une des neuf questions à traiter durant l’année la concerne directement : « Affirmation et mise en œuvre du projet européen ».

En géographie, en cette dernière année de collège, l’un des trois principaux sujets, « La France et L’Union européenne », se décline en deux questions (sur les sept à traiter durant l’année) : « La France et l’Europe dans le monde », « L’Union européenne, un nouveau territoire de référence et d’appartenance ». À propos de ce sujet, il est précisé que :

« L’analyse géographique permet d’aborder l’Union européenne dans une perspective de construction et de politiques territoriales. Cette étude est complémentaire de celle menée au thème 2 d’histoire (« Affirmation et mise en œuvre du projet européen ») pour cette même classe de troisième. On présente les caractéristiques du territoire de l’UE en insistant sur la position du territoire français dans cette géographie européenne et le potentiel que l’UE représente pour notre pays. »

(...)

Claude Lelièvre

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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