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Vivement l'Ecole!

Annonces d'E Macron "pour l'école" - Qui paiera? Quelle efficacité?

30 Avril 2019 , Rédigé par Café Pédagogique Publié dans #Education

Annonces d'E Macron "pour l'école" - Qui paiera? Quelle efficacité?

EXTRAIT

(...)

Qui paiera le prix de ces mesures ?

Sur Twitter des professeurs des écoles ont immédiatement souligné l’impasse entre les annonces et la réalité de la politique gouvernementale. « Ce qui nous inquiète, c'est que nous voyons que les effectifs de profs des écoles sont en baisse…Nous savons qu'il n'y aura pas assez de profs pour réaliser ce bel objectif. Même si on décrètait aujourd'hui l'augmentation mirifique du nombre de profs au concours, on ne parlerait que du concours 2020, donc titularisés en 2021 (dernière année scolaire du quinquennat). C'est cela qui nous inquiète : quand le gouvernement annonce l'application progressive dès cette rentrée 2019, c'est donc forcément au détriment des classes de PS, MS, CE2, CM, qui sont déjà très chargées, et des remplacements, déjà sinistrés », écrit une enseignante.

« L'annonce de la fin des fermetures d'écoles, celles des d'hôpitaux, plus de fonctionnaires sur le terrain... n'est pas compatible avec  le dogme de la baisse des dépenses publiques qu'il a pourtant confirmé », a tout de suite souligné la FSU. « Le ministère devra donc expliquer rapidement comme il entend procéder, sauf à charger encore un peu plus les autres niveaux de classes », réagit immédiatement le Snuipp Fsu.

Pour le Se Unsa, ces mesures nécessitent « un accompagnement budgétaire spécifique. Sans cette garantie, les logiques déjà à l’œuvre de redéploiement depuis le second degré vers le premier degré jusqu’à l’intérieur même des écoles sont appelées à s’amplifier. Au regard du projet de loi Fonction publique et de son objectif d’accentuer le recours aux emplois contractuels, rien n’assure non plus que les moyens alloués riment bien avec des recrutements de professeurs des écoles formés et sécurisés… Pour le SE-Unsa, il faut dès aujourd’hui un plan prévisionnel des recrutements pour les 3 années à venir ».

Une politique inefficace ?

Les créations de postes dans le premier degré depuis 2018 ont été financées en supprimant autant de postes dans le second degré. Ainsi en 2019 cela concerne 2600 postes. Les mesures annoncées imposent d’aller encore plus loin jusqu’en 2022. Même si les réformes du lycée et du lycée professionnel vont permettre de supprimer des postes, puisque les volumes horaires diminuent et que le système de spécialités permet de maximiser le remplissage des classes, l’étalement sur trois ans ne pourrait se faire qu’au détriment des lycéens et aussi des écoliers du CE2 au CM2.

Dès maintenant les regards se portent sur le budget 2020. Comment JM Blanquer, qui jusque là n’a pas su négocier avec Bercy une revalorisation de son budget, compte-il s’y prendre pour appliquer ces mesures ? Comment Bercy , qui mise sur la suppression de 50 000 fonctionnaires d’Etat pour équilibrer son budget, compte-il faire ?

Alors qu’une étude vient de souligner que la réduction des effectifs des classes n’est pas plus efficace que l’apport de maitres surnuméraires mais est beaucoup plus couteuse, c’est le choix gouvernemental qui est interrogé. En généralisant les réductions d’effectif par classe, le gouvernement envisage une mesure qui est politiquement porteuse. Mais il semble que faute d’un budget suffisant, la mesure ne soit atteignable qu’en aggravant la situation dans les autres niveaux d el’enseignement au point d’en affaiblir encore l’efficacité.

François Jarraud

Billet complet à lire en cliquant ci-dessous

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