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Vivement l'Ecole!

Education - Petit "catalogue" d'idées simples... Par Christophe Chartreux

30 Mars 2019 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Education - Petit "catalogue" d'idées simples... Par Christophe Chartreux
  •        En près d’un siècle, la « révolution pédagogique », soi-disant responsable de TOUS les maux de l’école, n’a pas eu lieu ! Au contraire, l’Ecole reste prisonnière de son Histoire.

 

  •        Les « adorateurs » d’un age d’or de l’Education Nationale se trompent et nous trompent !

 

  •        Morale et Justice ne sont ni de droite ni de gauche ; elles appartiennent à la nation, en sont l'émanation ! Ce que l’on en fait, en revanche, est soit de droite, soit de gauche, c’est certain ! (A l'heure actuelle, incontestablement de droite)

 

  •        Des réformes nombreuses ont voulu  transformer l’école ; bien peu ont été  effectivement appliquées. Aucune, de fond ni d’importance, ne l’a été sur des durées excédant 5 ans. Quel dommage, au passage de n'avoir pu poursuivre et amplifier celle entamée entre 2012 et 2017.

 

  •        L’Ecole?… Ca n’existe pas ! Elle n’est que DIFFÉRENCES ! 

 

  •        L’école garde des règles de vie et des pratiques pédagogiques héritées du siècle dernier. L’échec scolaire a bon dos ! Il résume tout et n’explique rien !

 

  •        Toute classe est une classe hétérogène.

 

  •        L’hétérogénéité réduit extrêmement peu le niveau de l’élite en augmentant bien plus le niveau des plus faibles.

 

  •        La constitution de classes homogènes a des effets préjudiciables sur le plan socio affectif, et ceci pour les élèves placés dans les groupes les plus faibles.

 

  •        Éducation et Instruction sont inséparables

 

  •        L’échec scolaire est aussi vieux que l’école obligatoire. Il n’a jamais existé d’age d’or de l’enseignement.

 

  •        L’échec scolaire a une fâcheuse tendance à révéler impitoyablement les inégalités sociales

 

  •        Le système éducatif tranche dans le vif. C’est à 6 ans que l’on trie les « bons » et les « mauvais ».

 

  •        La prétendue « baisse de niveau » est un fantasme engendré par une société inquiète de son avenir et de son École. Ce qui ne signifie pas que tout aille bien.

 

  •        Aucune lumière n’a jamais jailli des disputes entre tenants de la méthode globale de lecture (jamais appliquée) et tenants de la méthode alphabétique ou syllabique (BA- BA).

 

  •        Une seule chose est sûre : aucune méthode d’apprentissage de la lecture n’a su garantir à 100% la réussite des enfants.

 

  •        De l’imagination pédagogique et des innovations naissent le malheur et le scandale, dit on ici et là ! On leur préfère donc un siècle de savoir-faire réécrit au goût du jour ! Jusqu’ à l’ennui…

 

  •        Il est nécessaire d’avoir des idées biodégradables en pédagogie. Il faut se débarrasser des stéréotypes.

 

  •        Les professeurs d’école exerçant en maternelle pratiquent un militantisme pédagogique positif hors du commun.

 

  •        Le laxisme ne menace pas l’école primaire. Affirmer cela, c'est insulter toute une profession.

 

  •        Le « mérite » est aujourd’hui convoqué pour justifier la stratification sociale et les inégalités. C’est un vernis moral.

 

  •        Rien n’est plus important que la dimension affective dans l’enseignement du premier degré

 

  •        TOUTES les études prouvent que les maîtres passent leur temps, bien audelà des horaires officiels, à faire du Français et du Calcul et, plus précisément, de la lecture et des opérations.

 

  •        L’enseignant a trop souvent tendance à se « couper du monde ». Il ne peut pourtant s’abstraire de l’environnement de son établissement.

 

  •        Les inégalités sociales de « carrière scolaire » sont très fortes en France ; trop fortes.

 

  •        Le développement culturel de l’enfant est SOCIAL,

 

  •        En deux ans (5ème/4ème surtout), autant d’inégalités « socio/scolaires » se créent que pendant TOUTE la scolarité primaire.

 

  •        Les inégalités sociales de carrière scolaire s’expliquent pour une part équivalente :

- par les inégalités de réussite académique

- par les inégalités de choix scolaires et d’orientation

 

  •        Améliorer l’efficacité de l’école, dès lors que ce sont les moins favorisés qui sont les plus sensibles à son influence, est donc une manière de réduire les inégalités entre élèves mais AUSSI les inégalités sociales.

 

  •        Le fonctionnement même des classes fabrique et reproduit certaines inégalités sociales.

 

  •        Tout un pan de la lutte contre les inégalités sociales passe par une « formation » des parents.

 

  •        L’éducation sert aussi à se classer par rapport aux « concurrents ». Et au fur et à mesure que les scolarités s’allongent, les écarts sociaux se déplacent plus avant en prenant par exemple la forme de l’accès à telle ou telle filière : c’est la « démocratisation ségrégative » (négative)

 

  •        Des politiques d’allongement du tronc commun ou le développement des passerelles entre filières sont susceptibles d’atténuer les inégalités sociales.

 

  •        Il FAUT aller vers une attitude plus expérimentale où enseignants ET chercheurs concevront et évalueront les effets précis de tel dispositif sur tel public

 

  •        La question de la réduction des inégalités socio scolaires est fondamentalement POLITIQUE.

 

  •        La violence à l’école est constituée de faits ténus, mais répétitifs et nerveusement usants, du genre « incivilités », « harcèlements » ou « microviolences ».

 

  •        Les « mauvais élèves » manifestent une agressivité impuissante à l’encontre des professeurs qui n’est en fait qu’une contestation impuissante de leur place scolaire,

 

  •        La pédagogie pratiquée (style coopératif) et le style de gestion de la Direction (participatif) sont des facteurs de protection bien identifiés.

 

  •        L’existence des classes de niveau est un facteur majeur de risques, deux fois plus explicatif que la monoparentalité par exemple. La ségrégation scolaire est LE danger réel.

 

  •        Les écoles, dans lesquelles les élèves perçoivent des règles claires, des actions valorisantes et des sanctions sans ambiguïtés, bénéficient de moins d’indisciplines. 

 

  •        Un encadrement strict ET bienveillant accompagné d’un travail éducatif et culturel AVEC PROJET porte TOUJOURS des fruits.

 

  •        Le combat contre la violence à l’école est un combat politique contre la démagogie.

 

  •        La promotion du « marché » en matière scolaire est bien une politique de classe.

 

  •        La relation Professeur/Elève est CENTRALE dans la vie quotidienne de l’institution scolaire

 

  •        Pour vivre ensemble, enseignants et élèves doivent gérer, dans les collèges et lycées, l’arrivée d’une culture juvénile de plus en plus légitime

 

  •        Il faut OFFICIELLEMENT reconnaître que la réussite éducative est diversement difficile à atteindre selon l’environnement des écoles et des collèges. Il faut donc mettre en place une très forte diversification qualitative et quantitative des moyens d’enseignement.

 

  •        Le redoublement a fait la preuve de sa totale inefficacité

 

  •        Il est prouvé que retirer 5 élèves sur un effectif de 25 n’aura aucun effet ; en revanche, retirer 5 élèves sur un effectif de 15 est porteur d’excellents résultats.

 

  •        Les élèves faibles qui redoublent progressent moins que les élèves faibles qui sont promus. Il faut donc explorer d’autres pistes que le redoublement.

 

  •        Le cours magistral (et frontal) en Primaire et en Collège (voire même en lycée) est plus qu’une erreur : c’est une faute professionnelle.

 

  •        Quand le scolaire dévisse, le social se lézarde…

 

  •        Travailler dur pour être récompensé, certes mais récompenser chacun à hauteur des efforts fournis…

Christophe Chartreux

 

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