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Vivement l'Ecole!

Dangereuse, inutile, incohérente... La loi sur "l'Ecole de la confiance" sous le feu des critiques...

14 Février 2019 , Rédigé par From Press Publié dans #Education

Dangereuse, inutile, incohérente... La loi sur "l'Ecole de la confiance" sous le feu des critiques...

Quelle  vision de l'Education promeut exactement la loi sur "l'Ecole de la  confiance", portée par Jean-Michel Blanquer? Ce texte fourre-tout de 25  articles suscite d'âpres critiques de l'opposition et des syndicats  enseignants, qui dénoncent notamment "une reprise en main" du système  éducatif par l'exécutif.

Ça s'est passé dans la nuit de lundi à mardi: les députés ont voté la présence obligatoire  dans les salles de classe des drapeaux français et européens, ainsi que  des paroles de la Marseillaise. L'adoption de cet amendement surprise,  proposé par le député Les Républicains Eric Ciotti, a achevé de  brouiller la compréhension du projet de loi sur "l'Ecole de la  confiance", dont l'examen a commencé lundi 11 février à l'Assemblée  nationale. 

"Il  n’y pas de colonne vertébrale dans cette loi, tacle l'historien de  l'éducation Claude Lelièvre. C’est donc normal qu’il y ait des  amendements sur tout et n’importe quoi." Quelle vision de l'éducation  promeut exactement la loi sur "l'Ecole de la  confiance", projet fourre-tout de 25 articles qui réforme aussi bien la  maternelle que la formation des enseignants? "Je ne vous propose ni de  refonder ni de reconstruire", avait affirmé le ministre dans son  discours d'introduction dans l'hémicycle. Mais "une nouvelle étape de  cette épopée glorieuse de l'école depuis la fin du XIXe siècle: il lui faut encore faire réussir pleinement tous les élèves."

Une loi pour des mesures... déjà prises

Ce  texte vient en réalité compléter une série de mesures déjà prises par  le gouvernement, comme le dédoublement des classes de CP et CE1 dans les  zones prioritaires et la réforme du lycée et du baccalauréat. Le texte  est contesté dès son premier article, qui rappelle le devoir  "d'exemplarité" des enseignants et le respect que doivent leur  manifester en retour élèves et familles. Des enseignants y voient une  volonté de "museler" leur liberté d'expression, alors que des mouvements  comme les "Stylos rouges" ou #PasDeVague ont émergé fin 2018 sur les réseaux sociaux, dans le sillage des gilets jaunes, afin d'obtenir pour le premier, un meilleur statut des enseignants et, pour le second, dénoncer les violences scolaires.

La  baisse de l'âge de la scolarisation à trois ans, prévue dans le texte,  ne concernera finalement qu'une toute petite minorité d'enfants -25.000  par an environ- qui ne fréquentaient pas jusqu'à présent l'école  maternelle. Cette innovation, inscrite dans l'article 2, pèsera  cependant sur les finances des communes. L'Etat promet de compenser ce  surcoût, que Jean-Michel Blanquer évalue à 100 millions d'euros par  an. Vantée comme "emblématique" par le ministre, l'instruction  obligatoire à trois ans, fait crier dans les rangs LR "à l'injustice",  les collectivités devant à l'avenir financer les maternelles privées  sous contrat. La gauche y voit un "cadeau" au privé.

Un  amendement LREM adopté en commission, et auquel le ministre n'est pas  hostile, entend aussi permettre de regrouper les classes d'un collège et  d'une ou plusieurs écoles environnantes au sein "d'établissements  publics des savoirs fondamentaux". "Encore plus d'écoles qui fermeront,  dans les zones peu denses éloignées des grandes villes", dénonce le chef  de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon.

"Pas besoin d'en passer par la loi"

Le  projet de loi Blanquer prévoit aussi une refonte de la formation des  enseignants, qui sera assurée par des Instituts nationaux supérieurs du  professorat et de l'éducation, appelés à remplacer les écoles  supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE), qui ont elles-mêmes  succédé en 2013 aux IUFM. Le ministre veut homogénéiser le contenu de  cette formation sur tout le territoire, alors qu'aujourd'hui son contenu  diffère d'un établissement à l'autre."On peut s’interroger une fois de  plus sur la continuité des politiques publiques et leur évaluation,  pointe le Snes-Fsu, syndicat majoritaire dans le second degré. Les ESPE  datent de 2013, aucun bilan sérieux de leurs difficultés de  fonctionnement n’a été mené."

Autre point qui crispe, le  remplacement du Conseil national d'évaluation du système scolaire  (Cnesco) -instance indépendante- par le Conseil d’évaluation de l’école,  dont quatre membres sur dix seront des représentants du ministère de  l'Education nationale. Cette décision fait craindre aux syndicats "une  reprise en main" de l'évaluation du système scolaire par l'exécutif. Une pétition citoyenne a été lancée pour la sauvegarde du Cnesco.

"En réalité, à part pour deux mesures, la suppression du Cnesco et l'instruction obligatoire à trois ans, le ministre n'avait pas du tout besoin d'en passer par une loi", explique le spécialiste de l'éducation Claude Lelièvre. C'est un coup de com' de Jean-Michel Blanquer pour asseoir sa stature dans l'opinion", conclut-il.

Source: https://pressfrom.info/fr/actualite/france/-191929-dangereuse-inutile-incoherente-la-loi-sur-l-ecole-de-la-confiance-sous-le-feu-des-critiques.html

"En  réalité, à part pour deux mesures, la suppression du Cnesco et  l'instruction obligatoire à trois ans, le ministre n'avait pas du tout  besoin d'en passer par une loi", explique le spécialiste de l'éducation  Claude Lelièvre. C'est un coup de com' de Jean-Michel Blanquer pour  asseoir sa stature dans l'opinion", conclut-il.

a baisse de l'âge de la scolarisation à trois ans, prévue dans le texte, ne concernera finalement qu'une toute petite minorité d'enfants -25.000 par an environ- qui ne fréquentaient pas jusqu'à présent l'école maternelle. Cette innovation, inscrite dans l'article 2, pèsera cependant sur les finances des communes. L'Etat promet de compenser ce surcoût, que Jean-Michel Blanquer évalue à 100 millions d'euros par an. Vantée comme "emblématique" par le ministre, l'instruction obligatoire à trois ans, fait crier dans les rangs LR "à l'injustice", les collectivités devant à l'avenir financer les maternelles privées sous contrat. La gauche y voit un "cadeau" au privé.

Un amendement LREM adopté en commission, et auquel le ministre n'est pas hostile, entend aussi permettre de regrouper les classes d'un collège et d'une ou plusieurs écoles environnantes au sein "d'établissements publics des savoirs fondamentaux". "Encore plus d'écoles qui fermeront, dans les zones peu denses éloignées des grandes villes", dénonce le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon.

Source: https://pressfrom.info/fr/actualite/france/-191929-dangereuse-inutile-incoherente-la-loi-sur-l-ecole-de-la-confiance-sous-le-feu-des-critiques.html

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