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Vivement l'Ecole!

Du tirage au sort… au mérite, l’année où #Parcoursup a remplacé APB...

22 Juillet 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Parcoursup

Du tirage au sort… au mérite, l’année où #Parcoursup a remplacé APB...

EXTRAITS

Emmanuel Macron avait promis, à l’été 2017, « une révolution de l’éducation ». Un an après, la table a-t-elle été renversée ?

Renverser les tables, faire trembler les murs de l’université et trouver un autre modèle en rupture pour l’enseignement supérieur…, ils sont quelques centaines d’étudiants, opposants déclarés à la politique du gouvernement, à avoir entretenu cette ambition au printemps 2018, bloquant les facultés à Nanterre, à Saint-Denis, à Toulouse, à Montpellier, Tolbiac à Paris… Mais le premier à avoir promis une réforme explosive l’avait fait sous les dorures du palais de l’Elysée, à la fin d’août 2017. Près d’une année est passée, la table a-t-elle été renversée ?

Lors de ce premier été du quinquennat macronien, alors que lycées et universités désertés somnolent sous la chaleur estivale, Emmanuel Macron annonce, dans l’hebdomadaire Le Point, « une révolution de l’éducation »et présente le cap général de son action : « En finir avec notre imposture de ces dernières années : celle d’un pays dur aux faibles mais qui se gargarise d’égalité et de fraternité (…), d’un pays inégalitaire mais qui ne fait pas sa place au mérite, d’un pays à la fois inefficace et injuste, injuste parce qu’inefficace, inefficace parce qu’injuste. »

Dans la foulée, le président annonce la fin du tirage au sort pour l’accès aux filières en tension et brise le tabou de la sélection : « Nous ferons en sorte que l’on arrête de faire croire à tout le monde que l’université est la solution pour tout le monde. »

(...)

Le désert des Tartares

L’effort de pédagogie semble avoir fait flop. Le 22 mai, jour où les lycéens découvrent en ligne les premiers résultats de Parcoursup, 400 000 jeunes, soit près de la moitié des 812 000 candidats, se retrouvent sans proposition. Un choc pour ceux qui constatent qu’ils ne figurent pas parmi les meilleurs profils et qui touchent du doigt le sens du mot « sélection ». « Il faut laisser le système se dérouler », déclare Mme Vidal, soucieuse de calmer les inquiétudes.

En effet, le système est conçu de manière à distribuer des propositions tout au long de la procédure, et les meilleurs candidats sont les premiers servis. « Parcoursup n’a sur ce point donné lieu à aucun changement. Comme sur APB, les meilleurs obtiennent leurs premiers choix, les moins bien classés attendent qu’une place se libère », constate Raymond Artis, président de la Fédération nationale des conseils de parents d’élèves (FCPE). Le processus doit durer jusqu’à la fin de l’été. Mais le rappel de l’enchaînement chronologique du système par le ministère ne suffit pas à calmer l’angoisse des élèves et des familles.

Lire :   Parcoursup : « “L’attente”, c’est devenu une insulte dans mon lycée, une blague »

Parcoursup et la réforme de l’entrée à l’université ont été construits sur les cendres d’APB, et dès son premier printemps, la nouvelle plate-forme fait la démonstration de ses imperfections. Cela à un bien mauvais moment, alors que le gouvernement parvenait à débloquer, une à une, les universités tenues par les opposants à la réforme et à seulement quelques jours du baccalauréat.

C’est donc avec une pression particulière que la moitié des lycéens ont passé le bac. Non pas que les candidats aient eu plus que leurs aînés peur d’un échec à l’examen (le taux de réussite atteint 88,3 % en 2018), mais ils ont dû affronter la perspective d’une orientation tronquée ou d’une absence de proposition envisageable. « La diffusion des premiers résultats a généré l’inquiétude des élèves, du stress et des questions des familles », reconnaît Philippe Vincent, secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l’éducation nationale (SNPDEN).

« Pas de visibilité sur les stratégies des lycéens »

Le 22 mai, près de la moitié des 812 000 candidats sont sans réponse positive, à la mi-juillet, seuls 54 % des 812 000 candidats ont accepté définitivement une de ces offres, libérant, par leur choix, les autres possibilités offertes à d’autres candidats en liste d’attente. A l’heure de partir en vacances, quelque 100 000 candidats n’ont toujours aucune proposition, et 152 000 n’ont pas validé une offre de formation qui leur a été faite, dans l’espoir d’une réponse positive à un vœu leur convenant davantage. Un an plus tôt, à la même période, 87 000 jeunes étaient en attente d’une réponse positive d’APB.

(...)

Le système a donc démontré qu’il était perfectible et que la correction des défauts de l’ancien système d’orientation (APB) en a généré de nouveaux. L’évaluation de l’objectif de ne laisser aucun lycéen sur le carreau se fera en septembre, à l’heure de la rentrée universitaire. Peut-être trop tard pour ceux qui sont encore en attente d’une place. 

Eric Nunès

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

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