Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

Bientôt un rectorat par grande région académique...

26 Juillet 2018 , Rédigé par L'Etudiant Publié dans #Education, #Politique

Bientôt un rectorat par grande région académique...

La réforme territoriale est lancée. En 2020, les régions académiques ne compteront plus qu'un rectorat. Cette annonce de taille en pleines vacances scolaires ne passe pas du côté de certains syndicats, qui voient rouge.

De 30 à 13. Le gouvernement a rendu ses arbitrages sur la réforme territoriale : il n'y aura en 2020 plus qu'un rectorat par région académique. Après une réunion des recteurs à Matignon le 16 juillet, les ministres de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, ont choisi d'esquisser, dans une interview à l'agence de presse professionnelle AEF, les grandes lignes de cette révolution qui aura lieu "par étapes successives en fonction de la maturité des projets et du dialogue avec les élus locaux".

Le tempo des annonces passe mal

Une annonce tardive qui passe mal chez les syndicats. "Une réforme pareille présentée en plein mois de juillet quand tout le monde est en vacances. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est un peu cavalier", glisse Jean-Rémi Girard, le président du Snalc. "En termes de communication, cela passe mal. Il n'y a aucun respect pour le dialogue social, lâche excédé Jean-Marc Boeuf, le secrétaire général d'A&I-Unsa. On nous a reçus au ministère en mai mais on a l'impression d'avoir été menés en bateau. Cela met les syndicats réformistes en difficulté. À un moment, comment fait-on ?" Même amertume du côté du Sgen-CFDT. "À aucun moment, les ministres n’évoquent la question du dialogue social ou même de consulter les usagers. Cela soulève de sérieuses inquiétudes pour la construction de la réforme dans les académies", regrette Catherine Nave-Bekhti, co-secrétaire générale du syndicat.

Ces organisations attendent de pied ferme une réunion pour y voir plus clair et envisagent une réaction commune à la rentrée. "Nous attendons aussi de voir le positionnement des élus locaux sur le sujet. Certains ne seront pas enchantés que leur ville perde un rectorat…", ajoute Jean-Rémi Girard. C'est justement cette réaction politique qui a amené le gouvernement à jouer la prudence sur ce sujet. "Le dossier a été retardé car, du point de vue des élus, on a quand même quelques sujets, certains territoires sont délaissés, comme Limoges ou Amiens. Il y a un traitement politique de la question à faire avant les annonces", expliquait-on il y a quelques semaines au ministère de l'Éducation nationale.

Des élus que Jean-Michel Blanquer a tenu à rassurer dans l'entretien. "Certaines fonctions des rectorats pourront être positionnées dans des villes qui ne sont pas capitales régionales. Il pourra y avoir par exemple un rectorat d’académie dans une ville et la chancellerie des universités dans une autre. Il n’y aura ni perdants ni gagnants", assure-t-il.

(...)

Laura Taillandier

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :