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Vivement l'Ecole!

Et si Mai 68 n'avait pas eu lieu... Bel exercice d'uchronie...

31 Mars 2018 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique, #Histoire

Et si Mai 68 n'avait pas eu lieu... Bel exercice d'uchronie...

EXTRAIT

Exercice de style : et si « Mai68 » n’était pas advenu, la faute à un trou dans le calendrier ? Admettons que les mois d’avril et de mai 1968 n’aient pas existé et imaginons ce qui se serait passé... Attention, uchronie !

Il ne s’est rien passé entre le 4 et le 15 octobre 1582 : ces dates ont été retirées du calendrier par le Pape Grégoire XIII afin de réaligner le calendrier religieux sur le calendrier solaire. L’épisode s’est répété pour des raisons assez analogues il y a cinquante ans, lorsque le calendrier nous a fait passer d’un coup du 31 mars au 1er juin 1968. Se poser la question de ce qui se serait passé pendant ces deux mois qui n’ont pas eu lieu n’est pas l’essentiel. La réponse est sans doute : pas grand-chose.
 
Quelques jours avant le « trou dans le calendrier », le 15 mars, l’éditorialiste du Monde, Pierre Viansson Ponté n’écrivait-il pas « Les Français s’ennuient. Ils ne participent ni de près ni de loin aux grandes convulsions qui secouent le monde. » Alors qu’ils se soient ennuyés quelques jours de plus ou de moins…
 
Colloque d’Amiens
 
Profitons plutôt du cinquantenaire pour revenir sur un événement essentiel dans l’histoire du système éducatif français : le colloque d’Amiens (15-17 mars 1968). Cette date est connue de tous comment celle du moment fondateur du système scolaire contemporain et apprise à ce titre par tous les collégiens français avec celle des lois de Jules Ferry.
 
Sans ce colloque, en effet, il est bien possible que l’histoire de France n’eût pas été la même. Dans ses mémoires posthumes, Alain Peyrefitte raconte que c’est là qu’il comprit qu’il était urgent de désamorcer les mouvements de protestation naissant dans les universités parisiennes. Inspiré par le souffle réformateur du colloque, le ministre osa se rendre la semaine suivante, le 22 mars 1968, à la rencontre des étudiants de l’Université de Nanterre qui revendiquaient la possibilité pour les garçons de se rendre dans les chambres des filles de la résidence universitaires.
 
Il leur annonça qu’il allait accéder à leur demande et qu’il nommait Edgar Faure pour une mission de négociation avec l’UNEF et les organisations d’enseignants sur les conditions d’accès à l’université, les conditions de vie et d’étude des nouveaux étudiants, coupant ainsi l’herbe sous les pieds du leader du SNES-SUP, Alain Geismar, qui avait crié à Amiens « la volonté d’innovation véritable et progressiste se mesure dans les lois d’orientations, les lois-programmes et les budgets, ou bien par la grève et dans la rue ». Qui sait ce qui se serait passé s’il n’avait pas engagé cette concertation ? Beaucoup considèrent d’ailleurs que c’est de ce moment que date l’étonnante popularité qui lui permit de devenir premier ministre après la démission de Pompidou.
 
(...)
 
Yannick Mével
 
La suite est à découvrir en cliquant ci-dessous
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