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Vivement l'Ecole!

Education - Monsieur le Ministre, développerez-vous l'enseignement de l'arabe (et de l'amazigh) dans nos établissements publics ou le laisserez-vous à d'autres influences?...

15 Octobre 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

EXTRAIT

« Il est temps de ramener l’enseignement de l’arabe à l’école de la République »

Plutôt que de renvoyer les élèves vers les mosquées, l’éducation nationale devrait répondre à cette demande sociale, estiment Marwan Lahoud et Hakim El Karoui.

Par Marwan Lahoud, directeur général délégué, international, stratégie et affaires publiques d’Airbus Group ; et Hakim El Karoui, ancien conseiller à Matignon et fondateur du Club XXIe siècle

(...)

L’éducation nationale rechignait à enseigner l’arabe aux enfants d’origine arabe : l’enseignement secondaire compte seulement 9 000 élèves en cours d’arabe. Au nom de l’assimilation républicaine probablement : « On a empêché les Bretons d’apprendre le breton au début du XXsiècle, on ne va pas permettre aux “Arabes” d’apprendre l’arabe ! » Les proviseurs renâclaient par ailleurs à ouvrir des classes d’arabe dans leur établissement, car ils craignaient d’attirer des enfants d’immigrés… et donc, selon eux, des problèmes.

Enfin, argument ultime, l’arabe favoriserait le « communautarisme », ce qui fait franchement sourire quand on connaît la surreprésentation des enfants d’immigrés dans les banlieues. Pas besoin de classes d’arabe pour avoir des écoles-ghettos.

Et pourtant, la demande est là. Et si l’éducation nationale n’y répond pas, qui en profite, depuis longtemps déjà ? Les pays d’origine, d’abord, qui financent des professeurs détachés (les ELCO), qui viennent hors temps scolaire apprendre la « langue et la culture d’origine » aux enfants venus du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, de Turquie.

Cette politique, conçue au moment où l’on pensait que les travailleurs immigrés allaient rentrer chez eux, est devenue obsolète : les enfants et petits-enfants des travailleurs venus reconstruire la France dans les années 1950 et 1960 sont français et bien français. L’éducation nationale a heureusement pris conscience du problème, a professionnalisé cet enseignement avec des professeurs mieux formés, plus contrôlés et bientôt intégrés à l’enseignement général par la création d’une filière « internationale ». Mais, cela ne suffit pas. D’autant que le nombre d’enfants qui apprennent l’arabe au primaire (environ 50 000) dépasse très largement l’offre proposée dans les collèges.

(...)

En laissant le champ libre aux associations religieuses, la République leur donne des moyens, puisque l’enseignement de l’arabe est devenu pour elle une source importante de revenus. En n’assumant pas l’enseignement de l’arabe, elle envoie ses enfants dans les mosquées : c’est une drôle de conception du projet laïc et républicain. Il est temps de ramener l’enseignement de l’arabe à l’école de la République.

A lire dans sa totalité en cliquant ci-dessous

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