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Vivement l'Ecole!

Quand les options offertes ne sont que prétextes à contournement...

25 Février 2018 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Quand les options offertes ne sont que prétextes à contournement...

EXTRAITS

Comment les parents contournent la carte scolaire et renoncent à la mixité

(...)

Mais la mixité sociale tant vantée quand les enfants étaient en élémentaire est devenue problématique l’année de l’entrée en sixième. « Bon… Nos amis sont tous allés dans le privé. Ils disaient des choses aussi agréables que : “Je ne veux pas sacrifier mes enfants.” Mais en mettant Léonie au collège du coin, je n’avais pas non plus l’intention de la sacrifier ! Saint-Ouen se gentrifie, ça se voit à l’école primaire. Et plus du tout au collège et au lycée. »

Sa fille Léonie, sur les conseils de ses enseignants d’élémentaire, intègre une classe bilangue dans un collège public de Saint-Ouen. « Ses profs ne nous ont pas dit d’éviter ce collège mais ils ont fortement insisté pour la classe bilangue. La bonne classe. » Les premières années, l’adolescente est ravie. Elle a des copines et des bonnes notes. La classe, qui ­regroupe les bons élèves, demeure relativement imperméable aux agitations du collège. En troisième, pour tenter d’introduire plus de mixité dans les classes, les bilangues sont mélangés aux autres. « On appelait ma fille “la céfran”… Une de ses amies n’avait pas le droit de venir chez nous… Son profil était un peu particulier dans le collège », regrette sa mère.

Cette même année, l’ambiance se dégrade. Des élèves s’en prennent physiquement à des professeurs. Une longue grève oppose l’équipe enseignante à la nouvelle principale. « C’était dur. » A la fin de l’année, tout le monde respire : Léonie est admise à Louis-le-Grand, lycée d’excellence parisien – l’admission, ouverte à tous les collégiens, se fait sur dossier –, et sa scolarité s’y déroule bien. Sa petite sœur, ­Suzanne, est inscrite dans une école privée du 10e arrondissement de Paris. Désormais les filles prennent le métro pour aller en classe. « J’avais l’impression de revenir sur mes principes, mais elle s’y sent bien. Si la qualité de l’enseignement n’est pas franchement meilleure dans le privé, il y a un tri des enfants sur dossier et les plus dissipés ne sont pas admis. » Pour son petit dernier, Gustave, qui doit entrer en sixième en septembre 2018, Séverine ­Albe-Tersiguel ne se ferme aucune porte : « J’ai l’impression qu’il n’y a pas de bonne solution. Je pense à la classe bilangue du collège où était Léonie – il semblerait que ça se passe mieux –, mais je vais aussi l’inscrire, par précaution, dans le collège privé de Suzanne. Pour nous laisser le temps de la réflexion. »

(...)

Zyneb Drief

L'article (passionnant) complet est à lire en cliquant ci-dessous

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