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Vivement l'Ecole!

L'Ecole, cette pyramide effrayante...

6 Août 2017 , Rédigé par christophe

Résultat de recherche d'images pour "pyramide effondree"
 
Les enseignants de ce pays ont, semble-t-il, INTEGRE la peur - j'ai cherché d'autres termes... celui-là me semble suffisamment générique pour être "vrai" - comme une composante incontournable. Il en existe, dans l'actualité proche ou permanente, bien des exemples : peur de la réforme du collège, peur de tous les changements, peur des hiérarchies diverses et variées, peur des parents, peur des élèves (cela arrive), peur du déclassement... etc.
 
Ces "apeurés", dont je fais partie n'étant ni plus ni moins différents que tous les collègues sinon par les différences des convictions mais à égalité quant aux doutes permanents, se comportent ainsi face à des faits (la refondation du collège ) ou face à des humains (nos hiérarchies) qui ont un point commun : l'inconnu.
 
Nous avons peur de l'inconnu :
 
- l'inconnu qu'engendre TOUT changement ;
 
- l'inconnu qui se cache derrière la porte fermée (parfois ouverte) du bureau de nos Principaux de collèges et Proviseurs de lycées ;
 
- l'inconnu encore plus mystérieux parce que "puissant" et éloigné représenté par nos différents corps d'inspection.
 
Il existe bien d'autres peurs. Ne chargeons pas la barque. Je ne perds pas de vue qu'il existe aussi et heureusement bien des bonheurs! Là n'est pas mon propos.
 
Le "professeur apeuré" se comporte donc comme cet homme préhistorique dans un environnement hostile, ou qu'il considère comme hostile parce qu'il ne le connait pas. Il se réfugie pour la nuit dans une petite grotte dont les pierres se détachent sous la violence des orages, sous les attaques du temps. Il risque sa vie mais, apeuré par l'inconnu et les ténèbres qui l'attendent au dehors, il choisit de rester dans cet abri qui pourtant s'écroule sur lui. Et l'écrase.
 
Prenons garde ! Ne suivons pas le chemin de notre ami préhistorique. La peur n'a jamais évité le moindre danger. Néanmoins, il serait grand temps - c'est une urgence - au moment où nos diverses hiérarchies évoquent la "bienveillance scolaire", de partager et de faire partager cette bienveillance entre tous les acteurs de l'école. Cela permettrait d'en finir avec l' "inconnu", avec les questions schizophrènes qui nous paralysent, avec les incompréhensions qui n'apportent que polémiques inutiles, avec cette Ecole toujours comparée à une pyramide.
 
L'Ecole peut s'effondrer - je grossis à peine le trait - sur nos têtes et sur celles de nos élèves. Gardons-nous de rester à l'abri précaire des habitudes sous prétexte que le "connu" vaudra toujours mieux que l'inconnu. Nous pourrions tous, professeurs et élèves, être ensevelis sous les décombres... Et n'en jamais sortir...
 
L'Ecole sera définitivement notre pyramide... Notre tombeau...
 
Gardons-nous tout autant de croire qu'il suffirait d'innover pour régler les problèmes de l'école, d'innover en copiant-collant telle ou telle méthode à la mode commerciale du moment.
 
Rappelons-nous ce mot de la grande Colette:
 
" Il ne faut pas inventer. Il faut voir".
 
Christophe Chartreux

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