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Vivement l'Ecole!

Le «trou noir» du cabinet élyséen... Par Claude Lelièvre...

23 Juin 2017 , Rédigé par Mediapart - Claude Lelièvre Publié dans #Education, #Politique

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Il n'y a toujours pas de conseiller «Education» alors même que la liste des membres du cabinet (pléthorique) du Président de la Républiques est parue au JO du 18 juin. Un Warterloo annoncé ou un Appel ?

On ne peut pas dire que l'absence d'une nomination d'un conseiller ''Education '' auprès du nouveau Président de la République pourrait s'expliquer par des considérations allant dans le sens de la modération du nombre de conseillers (à l'instar de ce qui a été dernièrement préconisé par le Chef de l'Etat pour les ministres : pas plus de 10 conseillers). L' « arrêté du 15 mai 2017 relatif à la composition du cabinet du Président de la République » (publié au JO du 18 juin) montre en effet que le cabinet ne compte pas moins de 45 membres. Les ''deux poids, deux mesures '' allant à l'évidence dans le sens d'un gouvernement très élyséen....

Autres curiosités (et non des moindres), le Premier ministre dispose d' « une conseillère éducation, enseignement supérieur, jeunesse et sports (''chef de pôle'') », Marie Reynier (ex rectrice des académies de Martinique, Orléans et Nancy, de 2004 à 2017). Et l'on trouve dans la liste des membres nouvellement nommés du cabinet du Président de la République : un « conseiller enseignement supérieur, recherche et innovation » (Thierry Coulhon) et un « conseiller sport » (Cyril Moulin).

Est-ce à dire que le nouveau ministre de l'Education nationale (auquel on a dévolu aussi la « jeunesse ») serait l'objet d'une confiance exceptionnelle, hors ''surveillance'' élyséenne (les conseillers du président de la République jouant traditionnellement plus un rôle de ''veille'' que d'''inspirateur'') ? Mais ce serait oublier que le ministre de l'Education nationale est de toute façon dans le périmètre dévolu à la ''chef de pôle'' Marie Reynier auprès du Premier ministre Edouard Philippe.

Ce serait aussi oublier que Jean-Michel Blanquer prend volontiers ses propres conseillers parmi ceux qui ont ''conseillé'' son ami « Baroin » (qui vient de mener la campagne des « Républicains ») lorsque celui-ci était ministre de l'Economie et des Finances, en 2011. On peut citer ainsi Christophe Pacohil, son chef de cabinet ; ou Perrine Dufoixs qu'il vient de nommer « conseillère presse et communication ». Le laisserait-on être le ''Grouchy'' de Waterloo ? A sa charge (ou décharge), on notera que François Baroin a « versé une larme » quand il a appris la nomination de son ancien camarade de classe : « c'est quarante ans de vie commune ; c'est comme un frère pour moi ; mon père l'adorait. C'est de très loin le meilleur ; c'est un missionnaire de la transmission du savoir » (sur Europe n°1)

Il reste l' « Appel ». A Brigitte Macron. Dans « Paris Match », en novembre 2016, elle a déclaré que son « combat sera sur l'éducation afin d'offrir aux jeunes autre chose que des cages d'escalier. Si on les abandonne au bord du chemin cela explosera ». Six mois plus tard, dans le même journal, elle a soutenu que « si Emmanuel Macron était élu, elle s'impliquerait dans l'univers féminin et social, l'éducation, le handicap, la culture, son monde ». Les considérations précédentes donneraient plutôt du crédit à une certaine prise en compte effective imminente de cela pour expliquer le mystère du ''trou noir''. Mais il serait temps d'en sortir et de paraître en pleine lumière. Il y va quelque peu d'une bonne ''gouvernance'' et de l'importance dévolue ou non à l'Education au sommet de l'Etat.

Claude Lelièvre

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