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Vivement l'Ecole!

Face à Emmanuel Macron, les enseignants en embuscade... (+ commentaire)

18 Juin 2017 , Rédigé par JDD Publié dans #Education, #Politique

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Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, choisi par Emmanuel Macron et Edouard Philippe, reçoit un accueil mitigé des syndicats enseignants.

Ne pas confondre vitesse et précipitation. L'impatience d'Emmanuel Macron à tout remettre à plat pour lutter contre l'inégalité des chances donne le tournis. Accueilli de façon mitigée par les syndicats pour son profil de droite, Jean-Michel Blanquer s'attaque dès la rentrée aux rythmes scolaires tout juste intégrés par les familles et les équipes pédagogiques ainsi qu'à l'autonomie des établissements. Deux sujets brûlants alors que le Sénat a publié début juin un rapport dans lequel il recommande de ne pas revenir sur la semaine de quatre jours et demi et invite à "en finir avec les réformes incessantes, mal préparées et mises en œuvre dans la précipitation, sans expérimentation ni concertation préalable"*.

La remise en cause d'un agenda démarré avant les législatives

Le 8 juin, le nouveau ministre de l'Education nationale présentait devant le Conseil supérieur de l'éducation une série de décrets pour mettre en musique les premières promesses de l'ancien candidat à la présidentielle. Et notamment celle de créer 2.000 classes de 12 élèves en CP dans les zones REP+. Si les centrales y sont favorables, elles redoutent que ce coup de pouce ne se fasse au détriment du dispositif "maître en plus"**, qui a fait ses preuves dans les quartiers difficiles. Comme sur le Code du travail, le SNUipp-FSU, la FCPE mais aussi la CFDT mettent en cause un agenda qui a démarré avant les élections législatives. Un dialogue réduit à portion congrue, des mesures qui dynamitent les anciennes sans même leur avoir laissé le temps de faire leurs preuves, les syndicats enseignants habitués aux manifs et aux grèves ne laisseront pas de répit à l'ancien patron de l'Essec.

Par Emmanuelle Souffi

* La réforme du collège était en préparation depuis des années. Tout le monde semble l'avoir oublié.

Les réformes en matière d'éducation demandent de la patience et  du "temps long".

Si Emmanuel Macron veut démontrer sa REELLE volonté d'innover, qu'il mette en oeuvre cette réforme radicale:

confier le Ministère de l'EN à une "direction collégiale" en interdisant constitutionnellement de modifier sa composition au gré des alternances! Et la laisser travailler!

Chiche Monsieur Macron?

** Plus exactement appelé "Plus de maîtres que de classes".

*** Les enseignants ne sont pas "en embuscade". Cette expression laisse imaginer des professeurs et syndicats prêts à tirer à vue. Il ne s'agit pas de ça. Nous sommes et serons attentifs et certainement moins "anti tout" que cela a pu être le cas pendant les cinq ans qui viennent de s'écouler. Une attitude qui n'a servi qu'à empêcher idéologiquement une réforme nécessaire de bien naître et de s'installer!

Christophe Chartreux

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