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Vivement l'Ecole!

Du dessin nait la parole...

10 Juin 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Pédagogie

Retour de l’aquarium, craie à la cire, encre et feutres

EXTRAIT

Dans nos archives parentales, en bonne place trônent les dessins de nos enfants ramenés en fin d’année des classes de maternelle. Leurs couleurs, leurs traits racontent des histoires et bien plus encore. Maëliss Rousseau, enseignante en grande section, a puisé dans la pédagogie de Germaine Tortel l’idée de faire de ces dessins la porte d’entrée vers de multiples apprentissages individuels et collectifs. Rencontre avec une enseignante pour qui les arts plastiques sont le sésame d’une construction de la pensée à l’aune d’un patrimoine culturel universel.

Son intérêt pour la pédagogie est né de son militantisme à l’Union nationale lycéenne, là où elle avait «  un regard de biais sur le métier d’enseignant, pas tout à fait élève, pas encore enseignante  ». Philippe Meirieu lance alors une grande consultation auprès des lycéens pour préparer la réforme du lycée. Les questions qui tournent autour de la façon d’apprendre, les relations élèves-enseignants, déclenchent chez elle une réflexion sur la pédagogie, une envie de changer l’école. Elle songe enseigner en secondaire, là où ses souvenirs d’école sont les meilleurs. Pour financer ses études, elle occupe un poste d’assistante de vie scolaire en primaire. Elle découvre un univers qui la séduit et choisit de s’y orienter.

Après l’IUFM à Lyon, elle est nommée en maternelle. Elle s’imaginait enseigner auprès de plus grands, travailler avec eux autour de la publication d’un journal. Elle n’avait reçu aucune formation spécifique sur le cycle 1. Avant la rentrée auprès d’une classe de moyenne section, elle s’interroge sur ce qu’elle va apprendre, puise dans l’histoire pédagogique pour trouver des réponses. Elle se prépare pour un monde qu’elle découvre et dans lequel depuis elle est restée avec conviction. «  Beaucoup de choses se passent en maternelle. Les élèves arrivent en n’étant pas encore élèves. Ils arrivent tout entiers à nous, ils mobilisent tout leur être cognitif, affectif, corporel, sensible. On a trois ans pour les aider à se construire en tant qu’élèves, pour construire une sociabilité autour des apprentissages, sans qu’en route ils aient le sentiment de perdre quelque chose.  »

Elle mise sur le partage de l’imaginaire à travers des dessins, des contes du monde entier qui laissent entrer la symbolique culturelle de l’humanité. Elle lui octroie le rôle de porte d’entrée vers la lecture, l’écriture, vers la production d’histoires imaginées en solo et partagées ensuite en groupe. Les questions se posent à voix haute et à leur tour ouvrent la porte des sciences, des mathématiques. «  On passe toujours par l’imaginaire avant d’expliquer. On invente ensemble notre propre mythe.  » Elle a recours à de multiples voies : l’oral, l’écrit, les arts plastiques, la musique, le théâtre, la poésie, la danse.

(...)

Monique Royer

Et la suite est à lire en cliquant ci-dessous

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