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Vivement l'Ecole!

VIDEO. "Il faut aimer son pays", estime le nouveau ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer

20 Mai 2017 , Rédigé par France Inter Publié dans #Education, #Histoire

"Il faut aimer son pays, tout simplement" : pour ses premiers pas médiatiques depuis sa désignation comme ministre de l'Education nationale, vendredi 19 mai sur France Inter, Jean-Michel Blanquer a évoqué l'importance que revêt, à ses yeux, la transmission de l'amour de la France aux élèves. Ce qui passe, selon lui, par un "récit chronologique" de l'Histoire pour les jeunes élèves, sans aller jusqu'à parler de récit national, comme le faisait la droite lors de la campagne présidentielle.

"Le clivage droite-gauche n'a aucun intérêt pour l'école"

"Ce qui me frappe souvent, c'est qu'en France, la question du pays apparaît souvent comme secondaire ou comme un problème", a expliqué Jean-Michel Blanquer, évoquant notamment sa connaissance du système éducatif de certains pays d'Amérique du Sud. "Il faut évidemment répandre des sentiments positifs, de l'optimisme, de l'amour de son pays".

Si cette position le rapproche plutôt du discours de la droite sur l'éducation, le nouveau ministre de l'Education nationale refuse de rentrer dans ce débat : "Le clivage droite-gauche n'a aucun intérêt pour l'école".

"Il faut aimer son pays"...

Aucun enseignant n'a jamais proposé à ses élèves de le détester... L'injonction d' aimer n'est pas une démarche pédagogique.

Il ne s'agit donc ni d' "aimer" ni de "détester" mais d'apprendre à comprendre.

"un "récit chronologique" de l'Histoire pour les jeunes élèves"

Une fois de plus, je le redis: en primaire et collège, l'enseignement de l'Histoire respecte la chronologie.

Pourquoi la droite joue-t-elle à toujours semer la confusion à ce sujet?

"Il faut évidemment répandre des sentiments positifs, de l'optimisme, de l'amour de son pays".

Ce n'est pas là la définition de l'enseignement de l'Histoire. Je ne connais AUCUN professeur d'Histoire acceptant ce type de conseil. D'injonction?

Enfin, l'Histoire et seulement l'Histoire semble "inquiéter" le Ministre. On sent là tout le poids des discours passés, des centres d'intérêt: ceux de Bayrou, Ferry, Darcos, Chatel... On reste dans la lignée, dans l'héritage...

Alors:

"Le clivage droite-gauche n'a aucun intérêt pour l'école".

Qu'il me soit permis de sourire...

Christophe Chartreux

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