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Vivement l'Ecole!

Les syndicats d’enseignants et la FCPE mettent en garde le nouveau président contre tout retour en arrière... (+ commentaire)

13 Mai 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

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EXTRAITS

La communauté éducative n’a pas attendu la passation des pouvoirs, prévue dimanche 14 mai, pour apostropher Emmanuel Macron sur sa vision de l’école. C’est même une pluie de messages, oscillant entre demandes d’éclaircissements et mises en garde, qui accompagne le nouveau président sur son chemin vers l’Elysée.

« Les enjeux tels qu’ils ont été posés par Emmanuel Macron sont lourds, observe, dans un éditorial en date du 10 mai, le SNES-FSU, syndicat fer de lance de la fronde contre la réforme du collège. C’est dans un esprit de combativité que le SNES-FSU aborde ce quinquennat. » Le ton est donné.

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« Pas de table rase ! »

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Surtout, le chef de l’Etat envisage d’utiliser les 5 000 postes du dispositif « plus de maîtres que de classes » – mis en œuvre en 2013 –, pour mettre en place des classes de CP à douze élèves dans une partie des réseaux d’éducation prioritaire à la rentrée (avant d’en créer 5 000 nouveaux pour étendre la mesure à l’ensemble des 12 000 classes de CP et de CE1 de ces mêmes zones).

« Pas de table rase ! » ; « Merci de pérenniser nos maîtres supplémentaires »… Sur les réseaux sociaux, nombre d’enseignants l’avertissent de « l’erreur » que serait la suppression d’un dispositif « prometteur ». Même des chercheurs montent au créneau : « Une fois de plus, le politique mettra-t-il fin à une innovation avant même qu’on puisse comprendre ce qu’elle génère ? », s’inquiète le centre de ressources Alain-Savary.

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... sans moyens supplémentaires, ces dispositifs risquent fort d’être mis en concurrence : les collèges devront choisir, dans le cadre de leurs heures à affecter librement, entre le latin, les bilangues ou les cours en petits groupes.

« Cette perspective ne nous convient pas. Ce n’est pas une façon de promouvoir les langues », prévient d’emblée Thérèse Clerc, présidente de l’Association pour le développement de l’enseignement de l’allemand en France. Quant aux rythmes, nombre de maires redoutent que la « liberté de choix » affichée ne cache un désengagement, à moyen terme, de l’Etat.

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L’absence de spécialistes de l’éducation clairement identifiés dans le mouvement En marche ! – quand François Hollande pouvait s’appuyer sur un « conseiller prof », Vincent Peillon –, le flou qui entoure les nominations ministérielles ajoutent à l’inquiétude.

Celle-ci est aussi palpable du côté des parents d’élèves. « Si l’organisation de la semaine d’enseignement dans le premier degré devait revenir à quatre jours, comme vos annonces ont pu le laisser penser, la FCPE en tirera toutes les conséquences, écrit la présidente de la fédération majoritaire, Liliana Moyano, au nouveau chef de l’Etat, jeudi 11 mai. Elle appellera les parents à se mobiliser sur l’ensemble du territoire, dans l’intérêt des enfants. »

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« La continuité, écrit Najat Vallaud-Belkacem, n’est ni un aveu d’impuissance ni un renoncement ; elle est un choix à partir duquel il est possible d’amplifier des effets positifs qui ne se manifestent que dans le temps. » Un plaidoyer pour laisser du temps à la « refondation » pour s’installer.

Aurélie Collas

L'article (pour abonnés) est à lire entièrement ci-dessous

Commentaire:

J'ai écrit et dit pendant TOUT le quinquennat:

"Ce qui est combattu aujourd'hui sera défendu demain".

J'ai été raillé... Je me suis fait "massacrer" sur les réseaux qu'on appelle "sociaux"... Ce n'est pas grave...  Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour que cela arrive... Dommage néanmoins que ce soit si tard... Je suis triste d'avoir eu raison...

Sois heureuse Najat! SOURIS! Oh oui souris!

"Ta" réforme, le monde enseignant s'aperçoit - hélas trop tard - qu'elle est une nécessité absolue et qu'il convient de la poursuivre,  de la consolider dans le sens que tu as si bien décrit dans ton mémorandum.

Quand je lis cet article, je ne peux penser qu'à TOI! Et à cet extrait choisi par Le Monde dans ce même mémo:

« La continuité n’est ni un aveu d’impuissance ni un renoncement ; elle est un choix à partir duquel il est possible d’amplifier des effets positifs qui ne se manifestent que dans le temps. »

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