Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

La fin du « plus de maîtres que de classes »...

13 Mai 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Politique

Résultat de recherche d'images pour "plus de maitre que de classe"

EXTRAIT

Les résultats de l’évaluation du dispositif lancé par François Hollande ne seront connus qu’en fin d’année.

(...)

« Pas de table rase ! » ; « Merci de pérenniser nos maîtres supplémentaires ; ils font avancer les choses » ; « Un vrai changement en marche ! Laissez-nous du temps pour vous prouver son efficacité »… Sur les réseaux sociaux, les messages à l’attention d’Emmanuel Macron se succèdent depuis son élection. Les syndicats l’avertissent de « l’erreur » que serait la suppression d’un dispositif « prometteur ». Même des chercheurs montent au créneau : « Une fois de plus, le politique mettra-t-il fin à une innovation avant même qu’on puisse comprendre ce qu’elle génère ? », s’inquiète le centre de ressources Alain-Savary.

Dispositif plébiscité

Réduire les classes de CP et CE1 à 12 élèves en éducation prioritaire est un engagement de campagne du président. « Cette mesure s’appliquera progressivement. En septembre, elle concernera l’intégralité des CP dans les REP + [réseaux d’éducation prioritaire renforcés] et une partie des REP, par redéploiement des 5 000 postes de ‘plus de maîtres que de classes’ », explique son entourage. Le principe des « classes à 12 » continuera ensuite à s’étendre dans l’ensemble des 12 000 classes concernées. 5 000 créations de postes y seront consacrées. Pour l’équipe d’En marche, le « plus de maîtres que de classes » n’a pas été « sérieusement évalué. Nous privilégions ce qui a fait ses preuves » : les classes à petits effectifs.

(...)

« Nouvelle dynamique »

L’option « petits effectifs » serait-elle plus efficace que celle de la « co-intervention » ? Laura dit ne pas avoir la réponse. « Ce qu’on observe, en tout cas, c’est un élan de motivation chez les élèves, poursuit-elle. Ils savent qu’ils ont deux maîtres à leur disposition, deux fois plus d’attention ; ça les rassure. » Autre effet observé, dans les pratiques. « Elles ont énormément évolué, témoigne Julie, « maître plus » dans l’académie de Dijon. Traditionnellement, enseigner est un métier solitaire. En trois ans, on a appris à parler de ce qu’on faisait en classe, à réfléchir ensemble, à travailler différemment. On ose plus essayer… J’ai beaucoup appris de mes collègues et eux aussi. »

(...)

Pour les enseignants qui l’ont expérimenté, la suppression du « maître plus » n’en reste pas moins un signal paradoxal, de la part d’un président qui prône l’autonomie mais décrète, dans le même temps, la même solution miracle dans toutes les écoles.

Aurélie Collas

Article à retrouver en cliquant ci-dessous (Abonnés)

Partager cet article

Repost 0