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Vivement l'Ecole!

L'école "Macron": une 'Education" toujours "nationale"?...

1 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education, #Politique

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Je relisais (une fois encore) le projet Macron en matière d'éducation. Il est désormais quasiment achevé tout en laissant BEAUCOUP de zones d'ombre.

Très largement inspiré par l'Institut  Montaigne et donc dans un grand élan  "libéral", Emmanuel Macron ne change rien dans le fond! Mais il change tout dans le fonctionnement, notamment des collèges. 

Un pouvoir gigantesque est offert aux Conseils d'Administration dont les places vont valoir TRES cher. Collègues, attendez-vous à de farouches empoignades.

Car ce sont les CA qui désormais décideront de - presque - TOUT ce qu' Emmanuel Macron les autorise à faire:

"Emmanuel Macron parle alternativement de « donner l’initiative », de « plus d’autonomie » ou encore de « stimuler l’innovation » des acteurs de terrain. Cela signifie d’abord une plus grande latitude laissée aux établissements (et à leurs chefs) et un pilotage par l’évaluation. Mais pour Libération cela voudrait dire aussi le choix d’appliquer ou non les réformes en vigueur. A l’école, la réforme des rythmes scolaires ne sera plus obligatoire. Un décret, publiable dès cet été, doit redonner le choix aux communes, après concertation avec les écoles.

Au collège, la réforme ne serait pas abrogée en tant que telle mais pour les 20% dégagés dans l’emploi du temps des élèves pour les enseignements interdisciplinaires (les fameux EPI), chaque établissement pourrait décider de ce qu’il en fait : continuer les EPI, ou remettre en place des parcours bilingues (deux langues vivantes dès la sixième), ou bien des enseignements de langues anciennes. La décision serait prise par le conseil d’administration de l’établissement."

(Extrait du bloc notes des Cahiers Pédagogiques)

Je ne suis pas fermé à des changements. Je n'ai pas défendu - et je continuerai de le faire - la refondation pendant cinq ans pour me réfugier aujourd'hui derrière l'immobilisme.

A condition que ceux-ci ne soient pas dictés par la seule volonté de détruire l'existant, d'exprimer je-ne-sais quelle "vengeance" à l'encontre d'une réforme, voire d'une Ministre, pour revenir à ce que nous faisions avant, qui ne donnait pas de résultat et dont tout le monde se plaignait.

Car certains changements me semblent dangereux (voire pour quelque-uns, irréalisables):

retour à la semaine de 4 jours par exemple ou mort des EPI (qui doivent être maintenus et bien évidemment améliorés par diverses initiatives) pour offrir les 20% dégagés dans l'emploi du temps à... A quoi? Au détriment de qui?

Les Conseils d'administration vont devenir les véritables postes de pilotage et de contrôle des établissements évalués en permanence. Ainsi que nous d'ailleurs.

Vive l'ultra libéralisme. Vive le pilotage par les chiffres et les statistiques!

L'Education NATIONALE se meurt...

Christophe Chartreux

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