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Vivement l'Ecole!

Jean-Michel Blanquer, un spécialiste marqué à droite à l’éducation nationale...

17 Mai 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

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EXTRAITS

Le directeur de l’Essec, âgé de 52 ans, a été deux fois recteur et numéro deux rue de Grenelle. Sa vision des réformes à faire est « Macron compatible ».

(...)

il est nommé recteur de Guyane à 40 ans, en 2004. L’année suivante, il est pressenti comme ministre de l’éducation nationale dans le gouvernement de Dominique de Villepin, mais il sera finalement directeur adjoint du cabinet de Gilles de Robien. Il prend en 2007 la direction de l’académie de Créteil, l’une des plus vastes et des plus difficiles de France métropolitaine.

Jean-Michel Blanquer s’y forge la réputation d’un recteur bouillonnant – l’« hyperrecteur » , donnant son feu vert à tous types d’expérimentations. Sur ses terres germe une longue série d’expérimentations souvent décriées. Ce sont les débuts des internats d’excellence, structures dérogatoires pour élèves méritants issus des milieux défavorisés, que la gauche enterrera en 2012. Les débuts, aussi, de la « mallette des parents » ou du « cartable numérique » pour les collégiens, le développement des microlycées ou des conventions d’éducation prioritaires avec Sciences Po. Sans oublier la « cagnotte » pour les décrocheurs censée inciter les lycéens à l’assiduité scolaire. Payer les jeunes pour qu’ils ne sèchent pas les cours ? Le projet met en émoi la communauté éducative.

Un homme pragmatique

En homme pragmatique, le recteur Blanquer fait évaluer ces expériences par l’Ecole d’économie de Paris. Une méthode qu’il défend : le pilotage par la science et les résultats. C’est aussi celle qu’il continue à employer en tant que Dgesco, fonction qu’il quitte en 2012, remercié par la gauche.

Pour le monde enseignant, il reste celui qui a fait appliquer la politique éducative sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, une période marquée par les coupes budgétaires et un discours très dur à l’encontre des fonctionnaires.

Avant de prendre la direction générale de l’Essec en 2013, son regard se porte vers l’Institut d’études politiques de Paris (IEP) qui pleure son directeur Richard Descoing, disparu le 3 avril. Sa candidature, parmi vingt-six autres, ne sera finalement pas retenue, mais Jean-Michel Blanquer a su l’imposer dans la « short-list » finale, avant que l’énarque Frédéric Mion ne soit nommé.

(...)

Son programme tel qu’il transparaît dans son dernier ouvrage – élaboré avec l’aide de l’Institut Montaigne, un think tank libéral – apparaissait bien « Macron compatible ». Au point qu’on peut se demander si M. Blanquer n’en a pas été l’un des principaux inspirateurs. (...)

(...)

Aurélie Collas

Mattea Battaglia
 
Article (pour abonnés) à retrouver ci-dessous

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