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Vivement l'Ecole!

Jean-Michel Blanquer, un ministre de l'Education classé à droite...

17 Mai 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Politique

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On l’imaginait ministre de l’Education si la droite gagnait la présidentielle. Proche d’Alain Juppé, Jean-Michel Blanquer, 52 ans, dirigeait ces dernières années l’Essec, l’une des plus prestigieuses écoles de commerce. Il ne cachait rien de ses ambitions de revenir rue de Grenelle, ministère qu’il connaît parfaitement. Blanquer a une carrière fournie au sein de l’Education nationale. Ancien recteur de Guyane, puis de l’académie de Créteil, il fut directeur de cabinet adjoint du ministre Gilles de Robien. Puis du temps de Sarkozy, entre 2010 et 2012, il prit les rênes de l’administration centrale de l’enseignement scolaire (la Dgesco), une énorme machine.

A l’automne dernier, Jean-Michel Blanquer publiait l’Ecole de demain (édition Odile Jacobs), un livre avec des propositions suffisamment détaillées pour ressembler à un programme politique. A la relecture, on y retrouve plusieurs mesures prônées par Macron. Ainsi préconisait-il de «diviser par deux la taille des classes» en éducation prioritaire. Blanquer écrivait aussi vouloir «bâtir un système d’évaluation permettant de mesurer les performances des établissements et les acquis des élèves» – il avait sous Sarkozy mis en place les évaluations très contestées en CE2 et en CM1. Il est aussi un fervent défenseur de l’autonomie : des chefs d’établissement avec des pouvoirs renforcés, pouvant constituer leur équipe (recruter les enseignants sur des postes à profil), puis de les évaluer. Il va plus loin encore, favorable à l’annualisation du temps de travail des enseignants pour ainsi laisser aux établissements «l’autonomie en matière d’usage des volumes horaires».

«Expérimentation» et «innovation»

Quelques mots-clés reviennent plusieurs fois dans son livre, utiles pour cerner sa vision de l’école. Blanquer croit par exemple beaucoup à l’apport des neurosciences – c’est lui au passage qui avait permis à la (désormais très médiatique) Céline Alvarez, auteure de les Lois naturelles, de faire son expérimentation dans une école maternelle de Gennevilliers. Il adore aussi les mots «expérimentation» et «innovation». Quand il était recteur à Créteil, il avait notamment soutenu la création d’une cagnotte pour encourager les élèves décrocheurs à être plus assidus.

Enfin, élément important à ajouter à sa biographie : Blanquer gravite comme plusieurs membres de l’équipe d’Emmanuel Macron autour de l’Institut Montaigne, un think tank libéral. Il l’assume et le revendique même. Au début de son ouvrage, il remercie l’équipe : «L’expérience et la vision [de l’Institut Montaigne, ndlr] ont nourri ce texte.»

Marie Piquemal

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