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Vivement l'Ecole!

« J’apporterai mon appui aux choses qui vont dans le bon sens, tout en menant les combats nécessaires » Najat Vallaud-Belkacem

14 Mai 2017 , Rédigé par Les Cahiers Pedagogiques Publié dans #Education, #Politique

« J’apporterai mon appui aux choses qui vont dans le bon sens, tout en menant les combats nécessaires  » Najat Vallaud-Belkacem

EXTRAIT

A propos du mémorandum écrit à destination de son successeur et du grand public

(...)

Najat Vallaud Belkacem (téléchargeable à cette adresse ) .

La bientôt ex-ministre commence ainsi : « J’ai toujours pensé que l’École de la République méritait mieux que d’être l’éternelle victime des alternances politiques et c’est la raison pour laquelle j’ai plaidé pour un débat de haut niveau sur l’éducation au cours de la campagne présidentielle. La question reste aujourd’hui entière : sommes-nous capables de nous mettre d’accord sur l’essentiel et de garantir à l’École de la République une politique publique stable dans la durée, sous la forme d’un contrat éducatif avec la Nation, ainsi que le préconise depuis si longtemps l’ensemble de la communauté éducative de notre pays ? Ma conviction est que la politique éducative menée depuis cinq ans constitue un socle solide pour un tel projet.  ». Elle fait donc d’abord un inventaire de ce qu’elle laisse derrière elle. Et elle montre aussi quelques inquiétudes sur les orientations à venir.

« J’apporterai mon appui aux choses qui vont dans le bon sens, tout en menant les combats nécessaires  » précise celle qui se présente à la députation à Villeurbanne (face à un candidat LREM). « Sur l’éducation, il n’y a pas aujourd’hui de ligne rouge par rapport à ce qui est proposé, plutôt des points d’alerte, poursuit-elle. Ce n’est pas la révolution annoncée, globalement on va habiller les choses autrement.  ».

Sur le collège, l’ex-ministre sera « vigilante pour qu’on ne recrée pas des collèges à deux vitesses ou des parcours à deux vitesses au sein des collèges », car ce serait «  à nouveau le collège du grand écart  ».

Sur les rythmes scolaires et la liberté de revenir sur la réforme, Najat Vallaud-Belkacem met aussi en garde contre le «  creusement d’inégalités ». Et s’élève contre la suppression annoncée du fonds de soutien aux communes - elle avait œuvré pour sa pérennisation. Certains élèves auront cinq jours de classe, et d’autres quatre, « alors qu’il y avait un consensus, avant la réforme Peillon, sur les cinq jours d’apprentissage  », regrette-t-elle.

L’ancienne ministre ne partage pas non plus la proposition du nouveau chef de l’Etat de limiter le nombre d’élèves à douze dans certaines classes . Favorable à la baisse des effectifs, elle estime toutefois qu’un groupe de douze «  réduit les interactions entre élèves et ne crée pas l’émulation nécessaire pour tirer la classe vers le haut  ». Mais ce qui la gêne le plus, c’est la suppression du dispositif du «  plus de maîtres que de classes » envisagée pour financer les classes de douze élèves. Une «  erreur », selon Najat Vallaud-Belkacem : «  Ce dispositif a montré ses bénéfices pour les élèves et les enseignants. Ce serait désolant de le détricoter.  ».

Mais, précise t-elle, « J’ai tellement souffert de la façon dont certains anciens ministres de l’Education s’invitaient dans le débat, à coup de grandes leçons de principe, sans prendre le temps d’entrer dans les réformes et d’en comprendre les détails, que je me suis fait la promesse de ne jamais agir avec autant de désinvolture ». Et elle ajoute : « Je ne veux pas être d’office dans le dénigrement des propositions qui sont faites.  »

(...)

Philippe Watrelot

La chronique entière et toujours passionnante est à retrouver ci-dessous

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