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Vivement l'Ecole!

Coup de coeur... Georges Brassens...

14 Mai 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Je me suis fait tout petit

Je n'avais jamais ôté mon chapeau
 Devant person...
 Maintenant je rampe et je fais le beau
 Quand ell’ me sonne.
 J'étais chien méchant...ell’ me fait manger 
 Dans sa menotte. 
 J'avais des dents d’ loup… je les ai changées 
 Pour des quenottes ! 
  
 Je me suis fait tout petit devant un’ poupée 
 Qui ferm’ les yeux quand on la couche, 
 Je m’ suis fait tout p’tit devant un’ poupée 
 Qui fait « maman » quand on la touche. 
  
 J'étais dur à cuire elle m'a converti, 
 La fine mouche, 
 Et je suis tombé, tout chaud, tout rôti, 
 Contre sa bouche 
 Qui a des dents de lait quand elle sourit, 
 Quand elle chante, 

 Et des dents de loup quand elle est furi’, 
 Qu'elle est méchante. 
  
 Je me suis fait tout petit devant un’ poupée 
 Qui ferm’ les yeux quand on la couche, 
 Je m’ suis fait tout p’tit devant un’ poupée 
 Qui fait « maman » quand on la touche. 
  
 Je subis sa loi, je file tout doux 
 Sous son empire, 
 Bien qu'ell’ soit jalouse au-delà de tout, 
 Et même pire... 
 Une jolie pervenche qui m'avait paru 
 Plus joli’ qu'elle, 
 Un’ joli’ pervenche un jour en mourut 
 A coup d'ombrelle. 
  
 Je me suis fait tout petit devant un’ poupée 
 Qui ferm’ les yeux quand on la couche, 
 Je m’ suis fait tout p’tit devant un’ poupée 
 Qui fait « maman » quand on la touche. 
  
 Tous les somnambules, tous les mages m'ont 
 Dit, sans malice, 
 Qu'en ses bras en croix je subirais mon 
 Dernier supplice… 
 Il en est de pir’s, il en est d' meilleurs, 
 Mais, à tout prendre, 
 Qu'on se pende ici, qu'on se pende ailleurs… 
 S'il faut se pendre. 
  
 Je me suis fait tout petit devant un’ poupée 
 Qui ferm’ les yeux quand on la couche, 
 Je m’ suis fait tout p’tit devant un’ poupée 
 Qui fait « maman » quand on la touche.

                           ______________________________________

Je suis un voyou.

La mignonne allait aux vêpres
Se mettre à genoux,
Alors j'ai mordu ses lèvres
Pour savoir leur goût...
Ell' m'a dit, d'un ton sévère:
"Qu'est-ce que tu fais là?"
Mais elle m'a laissé faire,
Les fill's, c'est comm' ça...
J'lui ai dit: "Par la Madone,
Reste auprès de moi!"
Le Bon Dieu me le pardonne,
Mais chacun pour soi...
Qu'il me le pardonne ou non,
D'ailleurs, je m'en fous,
J'ai déjà mon âme en peine:
Je suis un voyou.

C'était une fille sage,
A "bouch', que veux-tu?"
J'ai croqué dans son corsage
Les fruits défendus...
Ell' m'a dit d'un ton sévère:
"Qu'est-ce que tu fais là?"
Mais elle m'a laissé faire,
Les fill's, c'est comm' ça...
Puis j'ai déchiré sa robe,
Sans l'avoir voulu...
Le Bon Dieu me le pardonne,
Je n'y tenais plus...
Qu'il me le pardonne ou non,
D'ailleurs, je m'en fous,
J'ai déjà mon âme en peine:
Je suis un voyou.

J'ai perdu la tramontane
En perdant Margot,
Qui épousa, contre son âme,
Un triste bigot...
Elle doit avoir à l'heure,
A l'heure qu'il est,
Deux ou trois marmots qui pleurent
Pour avoir leur lait...
Et, moi, j'ai tété leur mère
Longtemps avant eux...
Le Bon Dieu me le pardonne,
J'étais amoureux!
Qu'il me le pardonne ou non,
D'ailleurs, je m'en fous,
J'ai déjà mon âme en peine:
Je suis un voyou.

                                _____________________________________

La mauvaise réputation

Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation ;
Que je me démène ou je reste coi,
Je pass’ pour un je-ne-sais-quoi.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En suivant mon ch’min de petit bonhomme ;
Mais les brav’s gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux…
Non, les brav’s gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux…
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du quatorze-Juillet,
Je reste dans mon lit douillet ;
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne ;
Mais les braves gens n'aiment pas que


L'on suive une autre route qu'eux…
Non les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux…
Tout le monde me montre au doigt,
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand je croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
Je lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux se r’trouv’ par terre.
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes ;
Mais les brav’s gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux…
Non les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux…
Tout le monde se ru’ sur moi,
Sauf les culs-d’-jatt’, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémi’,
Pour d’viner l’ sort qui m'est promis :
S'ils trouv’nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En suivant les ch’mins qui ne mèn’nt pas à Rome ;
Mais les brav’s gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux…
Non les brav’s gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux…
Tout le monde viendra me voir pendu,
Sauf les aveugl’s, bien entendu.

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