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Vivement l'Ecole!

Monsieur Macron, les VRAIS enjeux de l'Ecole ne se trouvent pas dans une "Education/Hypermarché"!...

26 Avril 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Education, #Politique, #Macron

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Rythmes scolaires, collège : des réformes éducatives menacées après la présidentielle ?

EXTRAITS

(...)

Emmanuel Macron a (...) un regard très critique vis-à-vis des 4,5 jours de cours par semaine.

« Aujourd’hui, on a des communes qui sont dans l’impasse, financièrement et en terme d’organisation. Je suis pour le pragmatisme. Les départements et les communes sont le lieu d’organisation de tout cela, je suis pour laisser la liberté de sortir du dispositif quand il est considéré comme inefficace et non pertinent », explique-t-il ainsi.

Selon La Croix, le candidat d’En Marche ne compte « trancher » sur le sujet qu’en 2019, et ne prévoit pas d’abroger la réforme. Mais dans son programme, il souhaite en tout cas accorder une « autonomie pédagogique » aux écoles, qui auraient la possibilité « d’organiser le temps périscolaire sans contrainte ».

(...)

(...) Emmanuel Macron souhaite « renforcer et encourager l’autonomie des établissements pour favoriser l’adaptation aux besoins de leurs élèves et aux situations locales et stimuler l’innovation ». Il nous a ainsi expliqué lors d’une récente interview que « les équipes pédagogiques qui le souhaitent » pourront « proposer à nouveau » des classes bilangues en 6e, des sections européennes, et « rétablir pleinement » l’enseignement des langues anciennes. Pas question de revenir directement sur la réforme, donc, mais un moyen de la détricoter tout de même.

Des réformes difficiles à annuler dans l’immédiat

Reste la faisabilité de ce que proposent les candidats. Selon Christian Chevalier, du SE-Unsa, il serait possible de « prendre un décret dès juin pour décider, par exemple, de supprimer les activités périscolaires » et ainsi revenir sur la réforme des rythmes scolaires, « Mais, politiquement, ce serait risqué, car il faudrait dire aux parents de s’organiser pour venir chercher leurs enfants plus tôt à l’école et supprimer des postes d’animateurs ».

Concernant le collège, il risque aussi d’être difficile de revenir dessus dans l’immédiat. « Supprimer les EPI aurait une incidence sur les emplois du temps des enseignants. Ce n’est pas jouable », explique C. Chevalier.

Pour Claude Lelièvre, historien de l’éducation, les enseignants « non favorables » aux EPI pourraient toutefois « profiter d’une remise en cause de la réforme pour mettre la pédale douce sur ce dispositif, car ils n’en craindront pas les conséquences ». Comme l’indique Christian Chevalier, « si le futur ministre de l’Education décide de revenir sur tout ou partie de la réforme, cela peut avoir un effet psychologique fort sur les enseignants et casser la dynamique ».

En clair, à  la lecture de ces lignes, de cette suite de "non décisions", Mr Macron semble vouloir systématiquement laisser la liberté aux communes et établissements scolaires de choisir les voies à suivre.

Manifestement les conséquences pratiques, organisationnelles, humaines et financières n'ont en aucun cas été appréhendées.

Ces "non mesures" illustrent une forme d'amateurisme très inquiétant.

Enfin, les véritables enjeux de l'Ecole - au sens large - ne sont pas abordés, esquissés.

Mr Macron surfe sur les colères schizophréniques passées pour plaire à une frange très influente d'enseignants arc-boutés sur des certitudes estimables mais très éloignées des réformes urgentes que les Ministres Vincent Peillon, Benoit Hamon et Najat Vallaud-Belkacem ont commencé à mettre en place et qu'il convient de renforcer, de développer.

Certainement pas de les pousser sous le tapis ni de tout laisser à l'appréciation des uns et des autres.

Le libéralisme n'est qu'une fausse liberté.

L'Ecole mérite mieux qu'un Ministre transformé en directeur d'hypermarché!

Christophe Chartreux

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