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Vivement l'Ecole!

Coip de coeur... Marie Le Gall...

20 Avril 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

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Extraits

« Nous nous sommes toutes de suite reconnues et il était écrit que j’allais obéir à tes ordres muets. Entrainée dans ta folie, je ne connaîtrai de la vie que ce tu m’en diras, frontière entre le monde et moi. » 

« On n’a pas le droit de choisir le jour de sa mort. C’est interdit. Pas plus qu’on ne demande à naitre. Deux moments imposés où il n’y aurait donc pas de liberté. Entre les deux, notre vie nous appartient, il paraît. Et il nous appartient d’en faire ce que nous voulons en faire. Certaines vies semblent pourtant vouées à l’échec, quoi que l’on fasse, prisonnières d’une spirale infernale, d’un labyrinthe effrayant dont la sortie est un mirage que l’on aperçoit comme les flaques de soleil sur la route en été que l’on prend pour de l’eau. Une fausse oasis, une illusion d’optique qui se reproduira pourtant, mais alors nous saurons que nous sommes bernés. L’eau salvatrice est ailleurs. » 

« Les normaux ne comprennent rien. Ce sont eux qui sont fous.»

« On attendait la Sœur comme  on attend la foudre parce qu'on a perçu le grondemment annonciateur de l'orage qui va éclater, sans que l'on sache tout à fait quand, mais cependant sûr de ce bombardement dans les nuages puis de l'éclaire qui déchire le ciel. [...] Vivante plus que jamais, souffrante toujours mais laissant exloser sa joie aussi, joie de nous voir, joie de nos vies meurtries.»

« Marcher sur les traces de son passé, c’est avancer dans une nuit aveugle, désespérer de trouver une issue. Il n’y a aucun signal, aucun phare dans le lointain. »

« Est revenue, comme un refrain, cette petite histoire née d'un doute, ce genre de questionnement qui vous habite depuis toujours et prend un temps infini à se manifester. Née comme ça. Elle avait pris racine, je ne sais quand. Ce fut d'abord un rêve insaisissable et déstabilisant, des images qui défilaient, d'autres qui éclataient comme des bulles à la surface de l'eau. Enfin tous ces visages dans une lumière crue.»

« Ce ne sont pas les souvenirs qui comptent mais les traces qu’ils laissent fans les balbutiements d’une mémoire engluée, des visions soudaines et néanmoins obsédantes qui déferlent une vie entière comme des vagues lointaines, quand on a vécu au bord de l’océan on sait que ça ne s’arrête jamais, seules ces traces-là ont un sens. Mais quelle importance ? Pourquoi cette importance ? Parce que cela doit être écrit, puisé au fond de soi dans une accumulation de perceptions que le corps garde secrètement. »

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