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Vivement l'Ecole!

VIDEO. Nicole Ferroni s'interroge sur le sens d'un ralliement à Emmanuel Macron...

30 Mars 2017 , Rédigé par France Inter Publié dans #Politique, #Macron, #Bayrou

Verbatim:

«Alors monsieur Bayrou, comme ça on soutient Macron?! Mais permettez moi de m’esclaffer quand je vois que vous donnez votre soutien à un conseiller financier, une espèce de banquier, pour sauver notre pays. Mais comme si les banquiers pouvaient sauver autre chose que leurs fesses… Est-ce que l’Argentine en 2001 vous a paru sauvée par le FMI? Est-ce que la Grèce depuis 2010 vous paraît sauvée par le FMI? Si c’est ça que vous appelez des sauvetages, ce ne sont pas des sauvetages en mer mais des sauvetages emmerdes. Des sauvetages qui créent plus d’emmerdes que ce qu’ils ne parviennent à en régler»

«Donc non, il faut dire non à Macron, comme l'Equateur au FMI, non merci monsieur le banquier, retournez derrière votre guichet, car si quelque chose a de l'intérêt, c'est notre futur et pas la dette. Et de retour à la maison, vous me direz: “Nicole, mais vous êtes folle par votre vision naïve, vous coulez la France. En critiquant Macron, c'est vous la maquerelle”. Et je vous répondrai: “quoi François, mais comment osez-vous? Si seulement, vous pouviez mettre à votre cœur aussi peu d'austérité que la politique en Equateur, vous sauriez que ce petit pays a vu son taux de croissance grimper de 4%, là où la France, nous peinons à en avoir deux, que son taux de chômage est passé sous la barre des 5 quand le nôtre a passé la barre des 10.” Alors oui, aujourd'hui l'Equateur est en crise, mais n'est-ce pas aussi le cas de nos sentiments? Et ainsi Macron de notre histoire en pâtirait, voire en partirait. Nous n'aurions pas d'autre choix Monsieur Bayrou que de quitter la France.»

«Ce serait à lui de partir. Pour ne pas être complètement en porte-à-faux avec le soutien que vous avez apporté à monsieur Macron, il faudrait ruser et donc le mettre de façon diplomate dehors. Alors vous l'amèneriez chez vous au bord des Pyrénées, vous le tourneriez vers le sud et vous lui diriez: "Écoute Emmanuel, je trouve que cette histoire d'En Marche est une merveilleuse trouvaille, je n'ai jamais été autant convaincu par un programme que par le tien, donc surtout, vas-y mets toi en marche tout droit vers l'Espagne, à la frontière ne t'arrête pas et va donc manger des tortillas.»

«Ne vous inquiétez pas pour le renouveau, c’est aussi un terme utilisé par M. Fillon au Trocadéro ou par Madame Le Pen lors de sa première conférence présidentielle, alors que tous deux sont maintenant inquiétés par la justice pour emplois fictif. Donc le vrai renouveau du renouveau, n’est-ce pas le mettre en marche lui aussi mais en marche loin de nous, loin de vous. Et ainsi, je ne vous promets pas une histoire plus belle mais une histoire plus saine»

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