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Vivement l'Ecole!

Najat Vallaud-Belkacem : "Notre seuil d'intolérance au sexisme est en train de s'élever"...

9 Mars 2017 , Rédigé par Grazia Publié dans #Education, #Femme

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En cette Journée de lutte pour les droits des Femmes, Grazia.fr donne la parole à des pionnières. Parmi elles, Najat Vallaud-Belkacem, 39 ans, née au Maroc, arrivée en France à l'âge de 5 ans et devenue première femme ministre de l'Éducation.

Première femme ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem a également été en charge des Droits des Femmes. En ce 8 mars symbolique, elle a répondu aux questions de Grazia.fr.

En tant que femme et qu'ancienne ministre des Droits des Femmes, quel est le message que vous souhaitez faire passer en cette journée ?

Najat Vallaud-Belkacem : C'est un 8 mars qui arrive à quelques semaines de l'échéance présidentielle. Le message que je veux faire passer, c'est qu'il faut que les droits des femmes soient absolument présents, au cœur des engagements des candidats. Or, je trouve que pour l'instant ils sont assez peu évoqués, à part par Benoît Hamon. J'estime qu'il y a là une mobilisation à avoir pour obliger les candidats à assumer et poursuivre ce combat.

Que pensez-vous de l'appel lancé par un collectif pour arrêter le travail à 15h40 afin de réclamer une plus grande égalité au travail ?

Je le soutiens bien sûr. Je trouve cela extrêmement positif de voir venir de la société civile un sursaut sur ces questions d'égalité professionnelle. Beaucoup de choses peuvent et doivent être faites par les pouvoirs publics, mais le changement culturel à installer dans notre pays, pour augmenter notre seuil d'intolérance aux inégalités, se fera lui par la société civile.

Allez-vous pouvoir vous arrêtez de travailler à 15h40 ?

Ce qui est important au fond, ce n'est pas tant la démarche de s'arrêter de travailler, c'est bien que toutes celles et ceux qui peuvent le faire le fassent, mais au-delà, ce qui compte, c'est de se manifester. D'une façon ou d'une autre. De prendre la parole pour rappeler ces inégalités persistantes et dire que l'on a encore du chemin à faire.

Vous avez été la première femme ministre de l'Éducation. Qu'est-ce que cela a représenté pour vous ?

Quand j'étais ministre des Droits des Femmes, j'avais regardé de très près toutes ces citadelles qui n'avaient pas encore été prises par des femmes. Symboliquement, François Hollande en me nommant a envoyé un signal fort et à l'avenir, il sera impossible d'avoir successivement sur plusieurs années un ministère de l'Éducation exclusivement masculin. Quand on prend une citadelle comme celle-là, on est confronté à des résistances, à des suspicions quasiment culturelles, et il a fallu beaucoup travailler pour les surmonter. Ça doit être le sentiment de toutes les femmes qui arrivent à des postes où elles ne sont pas attendues. Il faut se battre et installer une légitimité qui, aux yeux de certains, n'est pas si évidente.

(...)

Pauline Pellissier

Suite et fin en cliquant ci-dessous

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