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Vivement l'Ecole!

Débat présidentiel 2017 : des candidats divisés sur l’éducation... (+ commentaire)

21 Mars 2017 , Rédigé par VousNousIls Publié dans #Politique, #Education

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Extraits

L'éducation était l'un des sujets phares du premier débat entre les 5 principaux candidats à l’élection présidentielle 2017, le 20 mars sur TF1. En voici un résumé.

Lors du premier débat télévisé entre les 5 candidats à l’élection présidentielle favoris des sondages, organisé le 20 mars sur TF1, l’école était au coeur des échanges, malgré les divergences

Le recrutement des profs, sujet qui divise

Benoît Hamon, candidat du Parti Socialiste, a indiqué vouloir créer rapidement 20.000 postes d’enseignants supplémentaires, afin de parvenir à son objectif de 25 élèves maximum par classe en CP–CE1–CE2, dans toute la France. Au total, selon son programme, il prévoit de recruter entre 35 000 et 40 000 enseignants de plus.

La position de François Fillon est diamétralement opposée. Pour lui, la hausse des effectifs dans l’éducation “n’est pas la seule solution”. Le candidat de la droite et du centre propose au contraire que les profs soient “un peu moins nombreux”, mais travaillent plus. “Les enseignants, qui doivent être mieux payés et mieux considérés, doivent accepter un temps de présence plus élevé à l’intérieur de l’établissement”, a-t-il lancé lors du débat.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise, s’est distingué en indiquant vouloir recruter pas moins de 60.000 enseignants, “parce que le problème de l’école est aussi devenu un problème de moyens.”

Les “fondamentaux”, sujet phare du débat

« Ma priorité absolue, c’est une école primaire qui enseigne les fondamentaux, pendant 75% du temps, et qui commence plus tôt, dès 5 ans”, a lancé François Fillon, qui se déclare aussi favorable au port de l’uniforme.

Marine Le Pen, candidate du Front National, ne prône pas 75% du temps consacré aux fondamentaux, mais “100 %”, dont “50% dédiés à l’apprentissage du français”.

Emmanuel Macron insiste également sur les savoirs fondamentaux, mais sur un champ différent. Selon lui, 20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter”. Ces jeunes “se retrouvent dans les 150.000 sans emploi ou diplôme”, déplore-t-il, souhaitant se concentrer d’abord sur les “zones difficiles”, REP et REP+.

“Je veux plus d’heures de cours en école primaire, que dans les zones difficiles, on porte le nombre d’élèves à 12, et que l’on paye 3000 euros par mois les enseignants qui travaillent dans les zones difficiles”, a ainsi indiqué le candidat du mouvement En Marche.

(...)

Fabien Soyez

Suite et fin en cliquant ci-dessous

Commentaire:

1- Concernant cette tarte à la crème des "fondamentaux" une fois de plus servie jusqu'à l'indigestion par Marine Le Pen et Emmanuel Macron, rappelons que la France est championne d'Europe du temps passé à étudier le "Lire-Ecrire-Compter".

Mais parler des "fondamentaux" est un mantra électoraliste. Cela plait aux parents peu ou pas informés. Et peu importe qu'ils ne le soient pas d'ailleurs.

Quelle tristesse de voir l'Ecole être à ce point abaissée à des querelles d'arrière-garde et d'un autre âge!

Quelle tristesse de la voir toujours ramenée à des enjeux qui ne sont pas les plus essentiels!

Mme Le Pen, Mr Macron: laissez l'Ecole tranquille, par pitié!

2- Emmanuel Macron insiste également sur les savoirs fondamentaux, mais sur un champ différent. Selon lui, 20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter”. Ces jeunes “se retrouvent dans les 150.000 sans emploi ou diplôme”, déplore-t-il, souhaitant se concentrer d’abord sur les “zones difficiles”, REP et REP+.

Là, nous atteignons des sommets d'ignorance et/ou de mauvaise foi:

Le chiffre de 150 000 est désormais de 90 000 mais Mr Macron n'en est plus à quelques approximations près.

"20% des élèves qui sortent de CM2 “ne savent pas proprement lire, écrire ou compter” copopie-colle Mr Macron après les Brighelli, Polony et Finkielkraut dont il est un fidèle porte-parole.

Sauf que c'est faux. Je renvoie une fois encore à l'article du Monde ci-dessous

Christophe Chartreux

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