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Vivement l'Ecole!

24% des 18/34 ans souhaitent une victoire de Marine le Pen à l'issue de l'élection présidentielle... Pourquoi?...

12 Mars 2017 , Rédigé par Slate Publié dans #Politique, #Jeunesse

Résultat de recherche d'images pour "jeune vote fn"

Selon un sondage récent auprès de jeunes de 18 à 34 ans, un quart d'entre eux souhaite voir Marine Le Pen l'emporter en mai. Comment expliquer que les jeunes générations, plus tolérantes et culturellement libérales que leurs aînées, soient simultanément moins rétives au vote FN?

Pour qui tombe sur le sondage Harris Interactive réalisé pour le compte de RTL Girls, il y a de quoi confirmer l’impression que, décidément, la jeunesse n’est plus ce qu’elle était. Avec 24% de répondants qui souhaitent une victoire de Marine le Pen à l'issue de l'élection présidentielle, ces «jeunes» de 18 à 34 ans interrogés du 2 au 6 mars sont loin de l’image que l’on se fait encore d’une jeunesse rempart face au parti d’extrême droite.

Précisons que pour des raisons de méthode, Harris Interactive a demandé aux enquêtés quel candidat ils souhaiteraient voir élu à l’issue de l’élection présidentielle, et non celui pour lequel ils iraient voter. Les sondeurs ne disposent pas de données électorales antérieures pour ces jeunes générations, dont certains membres votent pour la première fois, et il n’est donc pas possible de procéder aux redressements qu’effectuent traditionnellement les spécialistes des sondages électoraux. Autre difficulté, les jeunes votent moins que leurs aînés, et la question de l’intention de vote ne permettrait pas de disposer d'un nombre suffisant de jeunes électeurs représentatifs au sein d'un échantillon de 808 personnes.

Ces nuances méthodologiques précisées, le niveau important de Marine Le Pen dans les souhaits d’élection, au même niveau qu’Emmanuel Macron et alors que le premier candidat de gauche, Jean-Luc Mélenchon, est crédité de 19% des souhaits, interroge sur les ressorts du vote des jeunes français.

 

Comment expliquer ce résultat en apparence surprenant? De plusieurs manières. D’abord, les jeunes sont touchés autant et même plus que l’ensemble de la population par les risques socioéconomiques, à commencer par le chômage. Dans un contexte de hausse généralisée du niveau d’études, l’incertitude d’une insertion sur le marché du travail peut peser et les pousser à un vote contestataire ou de réaction au déclassement social. C’est d’autant plus vrai pour la minorité qui sort du système scolaire sans diplôme.

(...)

Jean-Laurent Cassely

Suite et fin à retrouver en cliquant ci-dessous

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