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Vivement l'Ecole!

Quand En Marche (Emmanuel Macron) et la très réac' "Espérance Banlieue" font ami-ami...

22 Mars 2017 , Rédigé par Question de classe(s) Publié dans #Education, #Politique

lazappeuzefolle.over-blog.com

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Le mouvement "En Marche" - "Mouvement" étant l'appellation facilement utilisée pour éviter celle de "Parti". Il parait que "Mouvement" fait plus jeune. Passons... - créé par Emmanuel Macron, candidat auto proclamé à l'élection présidentielle de 2017, recevait Eric Mestrallet, fondateur de l'association "Espérance Banlieue". C'était le 20 décembre 2016 à Boulogne-Billancourt.

Alors, car il faut toujours savoir de qui et de quoi on nous parle, j'invite chacun à lire attentivement l'enquête menée par l'excellent site Questions de classe(s), enquête signée Gregory Chambat et dont je publie les premiers paragraphes ci-dessous,  invitant le lecteur à cliquer sur le lien de bas de page pour en savoir et en faire savoir plus.

Vous n'allez pas être déçus...

Christophe Chartreux

                                    ________________________________

Les écoles « Espérance banlieues » : médiatiques, traditionalistes et ultra-libérales...

Comment lutter, et pas seulement dans les urnes, contre la montée du FN ? L’hebdo Le « 1 » (au demeurant plutôt sympathique) du 9 décembre 2015 (n° 86) s’est posé cette salutaire question... Mais, en dépliant le journal, on tombe sur un éloge appuyé à la fondation Espérance banlieues, très médiatique - et très lisse ! - vitrine d’un réseau traditionaliste et ultra-libérale, celui de la fondation pour l’École et de ses inspirateurs. Un réseau qui entend en finir avec le service public d’éducation au nom de la foi et/ou du libéralisme le plus radical...

L’occasion de nous replonger dans les ouvrages d’Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi (Main basse sur l’école publique, Demopolis, 2008 et La République contre son école, Demopolis, 2011) pour explorer « l’histoire de cette sainte alliance des libéraux défenseurs d’une école marchande et des traditionalistes rêvant de voir les Églises retrouver le monopole, perdu depuis plus d’un siècle, de la formation des esprits en France. [1] » Une alliance qui s’inspire « directement de la lettre et de l’esprit du programme défendu en matière d’éducation par par le Front national et certains de ses think tanks, tel le Club de l’Horloge, mais aussi plusieurs associations catholiques intégristes, dont quelques-unes sont réputées, à juste titre, proches de l’Opus Dei. [2] »

La très médiatique vitrine d’un puissant lobby

Derrière la fondation Espérance banlieues et son expérience pilote (l’école Alexandre-Dumas à Montfermeil), se déploie une formidable machine médiatique à engranger les reportages à la télé (TF1 dans le « 7 à 8 » et dans différents JT, « Vivement dimanche » sur France 2, le JT de France 3, Le Grand journal de Canal +, Capital sur M6, BFM TV, LCI, etc.), à la radio (Europe 1, France Inter, France Culture, RFI, France Bleue, Radio Classique, RMC, etc.) ou dans la presse écrite (Le Figaro, Les Échos, Fémina, Le Parisien, Paris Match, L’Obs, L’Express, et donc, maintenant, « Le 1 »).

Un survol de la page « revue de presse » du site de la fondation [3] permet cependant d’y remarquer la prépondérance des médias catholiques (La Vie, Familles Chrétiennes, Radio Vatican) mais aussi néo-libéraux tendance réactionnaires (Atlantico, L’Opinion, Contrepoints, Valeurs actuelles – et même le site « Crazy bourse » !) ou des milieux patronaux ("L’Institut de l’Entreprise et ses adhérents peuvent lui apporter un accompagnement déterminant qui lui permettrait de franchir un cap de développement stratégique au service de l’éducation dans les quartiers défavorisés" peut-on lire sur le site de l’Institut de l’entreprise). Elle passe en revanche sous silence des relais moins maintsream et plus ouvertement situés à la droite de la droite tels Radio Courtoisie, SOS Éducation, Boulevard Voltaire, Le Salon beige... sans parler des différents blogs et sites de la « réacosphère », où l’on encense l’expérience de Montfermeil, parfois en invitant ses promoteurs. Notons, parmi d’autres, l’entretien qu’Éric Mestrallet, le fondateur d’Espérance banlieues a accordé à la très traditionaliste revue L’Homme nouveau le 15 avril 2015.

L’école et sa fondation apparaissent comme la vitrine savamment agencée par des experts en marketing d’un courant structuré qui entend en finir avec le service public d’éducation et développer en France un réseau d’établissements scolaires hors-contrat.

Comme toute vitrine, elle exhibe sa meilleure marchandise pour attirer le chaland mais prend soin de laisser l’arrière-boutique – et ses fournisseurs – dans l’ombre. Le discours est calibré, propre à susciter la sympathie et surtout l’adhésion (car il s’agit d’abord et avant tout de collecter le maximum de fonds).

Pour décrypter ce projet nous nous sommes appuyés non seulement sur le site Espérance banlieues - http://www.esperancebanlieues.org - mais aussi sur son « manifeste » officiel Espérance banlieues, co-signé par Harry Roselmack et Éric Mestrallet (éditions du Rocher, 2015). Ce qui n’était au départ qu’une simple vérification sur le net des origines d’Espérance banlieues s’est très vite transformé en une vertigineuse plongée dans la nébuleuse réactionnaire... C’est donc une enquête en plusieurs parties qui nous permettra de dresser le portrait de cette école et de la fondation qui la finance...

(...)

Grégory Chambat

La suite et la totalité de cette enquête sont à lire en cliquant ci-dessous

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