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Vivement l'Ecole!

"Nous sommes au-delà d'Orwell"...

20 Décembre 2016 , Rédigé par christophe Publié dans #Philosophie, #Sociologie

reseauinternational.net

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Avec le "temps long" dans lequel je préfère être, par opposition au "temps court" qui ne permet ni recul ni réflexion ni analyse mais laisse le terrain libre aux petites phrases, extraits de textes, décontextualisation, triomphe des titres sur les textes, "buzz" divers, ironie permanente telle celle de nos "chroniqueurs permanents" parlant  - oh comme ils parlent! - de tout sauf de politique mais renvoyant en permanence aux politiques l'image de femmes et d'hommes dont il est de "bon" ton de se moquer, raillant leurs moindres faits et gestes, avec le temps long disais-je, je m'offre le droit de refuser un monde dans lequel, comme le note Isabelle Sorrente (Addiction générale chez JC Lattès... Lisez-le!...)

"l'humain ne dépend plus d'une activité pour vivre, mais d'un résultat".

Dans ce monde en autodestruction permanente - c'est à se demander comment il tient encore debout- il reste l'énergie offerte par ceux-là même qui violent la "terre-patrie" (Edgar Morin). Oui il faut utiliser toutes les énergies, y compris celles de nos adversaires, pour transformer le présent en d'autres possibles. Et si l'on vient me dire que l'utopie est par nature impossible, je réponds qu'au contraire l'improbable est toujours possible. Encore faut-il aller le chercher... Nous sommes tous devenus addictifs à la consommation, nouvelle déesse païenne. De cette addiction autodestructrice, nous pouvons et devons faire une force appuyée sur le dialogue et le sens retrouvé du collectif. Du "je" triomphant de ces dix dernières années, passons au "nous"... Achevons l' "individualisme de masse" dont parle ici Paul Virilio :

"La régression nous a mené à l’individualisme de masse. C’est-à-dire que nous sommes une société de consommation de masse, nous achetons tous les mêmes produits, communions aux mêmes événements, vivons en plein collectivisme et en même temps nous valorisons farouchement notre individualisme. « Moi, moi, moi, c’est à moi ! » dit le baby. Dans l’individualisme de masse, un gouvernement bien équipé technologiquement, peut contrôler tête par tête, vérifier la traçabilité au travers des systèmes de scanneurs, de codage, de fichage, etc. La traçabilité permet de contrôler les masses tête par tête, point par point, pixel par pixel. Alors que les sociétés anciennes géraient des grands groupes, elles n’arrivaient pas à contrôler tête par tête, il y avait encore des échappées, des révoltés, de l’underground, des dissidents. Aujourd’hui, les technologies de la synchronisation favorisent un contrôle instantané et permanent. Nous sommes au-delà d’Orwell."

Voilà pour quel monde je cesse de vivre. Je veux renaître dans cette phrase, toujours de Sorrente:

"Un monde plus humain est un monde plus vaste. (...) Il suffit de se mettre à la place de l'autre qui passe, là-bas..."

Christophe Chartreux

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