Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Vivement l'Ecole!

Articles récents

Ensemble Organum...

16 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Bernard-Marie Koltès...

16 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Résultat de recherche d'images pour "bernard marie koltes quai ouest"

Tu regarderais les autres, Charlie, en train de chercher quelqu'un pour les aimer, pour les aimer comme-ci comme-ça, une ici et une là, un peu et un petit peu et qui présentent la facture ; avec moi il n'y aurait pas de facture, ce serait une affaire réglée ; t'aurais besoin de rien, ni de le regarder, ni de me parler, ni de penser à moi, ni de m'aimer du tout, juste m'avoir sous la main ; et tu pourrais aimer, toi, qui tu voudrais et, toi, présenter la facture. Alors tu n'aurais plus, Charlie, qu'à profiter de tout et tu rigolerais en regardant les autres ; ce serait trop idiot, Charlie, de ne pas en profiter.

Lire la suite

Blanquer: le redoublant du dédoublement... Par Claude Lelièvre...

16 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "redoublement ecole"

Le nouveau ministre de l'Education nationale qui se targue de fonder sa politique scolaire sur des données scientifiques se fonde en fait sur celles qui l'arrangent, à un moment donné. Ses réactions aux résultats des recherches sur les dédoublements de classe au CP et au CE1 sont exemplaires à cet égard.

C'est l'excellent site ToutEduc qui a levé le lièvre. Extraits de la « Lettre de ToutEduc » du 28 juin 2017 : « C'est sur le fondement de son "étude de terrain incontestable" (selon les termes du site de l'Education nationale) qu'Emmanuel Macron a inscrit dans son programme la limitation à 12 du nombre d'élèves par classe de CP et de CE1. Il s'agit en réalité d'un "réexamen des données de l'expérimentation CP à effectifs réduits" menée en 2002-2003 à la demande de Luc Ferry. A partir de ces données, recueillies par la DEPP, le service statistique de l'Education nationale avait conclu à "un intérêt pratiquement nul" de ces classes de 10 élèves, ce que Pascal Bressous conteste au terme de ce "réexamen". A l'époque, en 2003, il n'avait pas publié les résultats de ce travail. Avec son collègue Laurent Lima, Pascal Bressous les a repris en 2011 dans un article de controverse scientifique. Et les deux auteurs [...] dénoncent "les politiques" qui ne cherchent pas "à avoir les informations [scientifiques] les plus complètes possibles" ; il s'agissait alors de Luc Chatel et ... de Jean-Michel Blanquer, directeur général de l'enseignement scolaire ».

Il est vrai que les premières conclusions de la DEPP (celles de 2003) les arrangeaient puisqu'ils menaient une politique drastique de diminution du nombre de professeurs, alors que celles publiées en 2011 – au contraire - les dérangeaient (donc silence dans les rangs).

Extraits de l'interview de Pascal Bressous dans ToutEduc (22 juin 2017).

ToutEduc : « Du temps où Jean-Michel Blanquer était DGESCO, l'annonce de la réduction des postes d'enseignants, donc de l'augmentation des effectifs par classe, vous avait fait monter au créneau. Maintenant, il cite votre étude pour justifier le dédoublement des CP. Vous en pensez quoi ? »

Pascal Bressoux : « C'est une proposition de Macron. J'imagine que Blanquer se coule dans les volontés du président de la République. De la même manière que la réduction du nombre d'enseignants était une volonté de Nicolas Sarkozy. Quand ils avaient lancé cette mesure, ils n'avaient néanmoins pas à disposition les résultats de notre étude, que nous avons sortie en réaction à ça. Mais ce qui n'était pas très acceptable, c'est qu'ils avaient quand même à disposition des résultats de la recherche internationale. Et Luc Ferry avait eu en main un rapport, remis en 2001 par Denis Meuret au Haut conseil d'évaluation de l'école, qui concluait : 'il y a un effet, à condition de réduire beaucoup, dans les zones défavorisées, et en début de scolarité' »

Par ailleurs, il ne faut surtout pas oublier un élément essentiel de l'étude menée par Pascal Bressous et Laurent Lima publiée en 2011 et qui sert maintenant de référence ministérielle (voire présidentielle) : le dédoublement doit (au moins) continuer en CE1 pour avoir un effet durable.

Extraits de l'interview de Pascal Bressous dans ToutEduc du 22 juin 2017. Pascal Bressoux : « Nous avons conduit cette étude en 2002-2003 dans 10 académies, auprès de 100 classes de CP situées en zones d'éducation prioritaire réduites à une dizaine d'élèves (entre 8 et 12), que nous avons comparées à 100 autres classes témoins de 21 élèves en moyenne. En raisonnant à niveau initial identique, les élèves progressent plus dans les classes à effectifs réduits. Et la différence, au terme d'une année, est un petit peu au-dessus de 0,2 écart type. Ce n'est pas un effet monstrueux, encore que tout se discute, mais c'est un effet qui est tout de même très sensible »

ToutEduc : » Les élèves concernés conservaient-ils cet avantage dans les niveaux suivants ? »

Pascal Bressoux : « Non, l'avantage se dissipait en fin de CE1, ce qui est assez concordant avec des études internationales qui ont montré que pour avoir des effets durables, il faudrait que les élèves restent deux ou trois années dans une classe réduite. Il faut donc garder ces tailles de classes en CP et CE1 et, dans l'idéal, aussi en CE2 ».

Pour la rentrée 2017, on en est à la mise en place circonscrite (mais déjà difficile à mettre effectivement en œuvre ) des dédoublements du seul CP pour les seuls Rep+ . Dans le « Journal du Dimanche » du 23 juillet dernier, le ministre de l'Education nationale a indiqué qu' « en réseau prioritaire renforcé 2500 classes vont bénéficier de deux maîtres dès septembre. Dans 70% des cas, les locaux permettent d'avoir deux classes de 12 élèves au lieu de 24. Ailleurs, deux enseignants interviendront ensemble dans la classe ».

Mais si l'on a bien compris les promesses présidentielles et ministérielles, ce dispositif devrait s'étendre à toutes les REP (environ 20% des 52000 écoles selon le ministère). Surtout, si l'on suit la justification scientifique invoquée (celle de Bressous et Lima qui insistent sur un effet nul à terme si le dédoublement se limite au CP), une montée en charge immédiate est indispensable l'année prochaine (au moins dans tous les CE1 des REP+), sans compter les extensions dans les autres REP (qui sont plus nombreux que les REP+).

En l'absence de données ministérielles calculées, on peut tenter une estimation du nombre de créations de postes nécessaires pour tenir cet engagement. On compte 364 réseaux REP+ (un collège + les écoles correspondantes) soit, en 2015, 2 586 écoles et 731 REP (soit le double). Si on considère qu'il a fallu 2 400 enseignants pour dédoubler les CP en REP+, on peut compter qu'il en faut autant pour les CE1 et si on considère qu'il y a 2 fois plus de REP que de REP+, on retrouve 2 400 + 2 400 + 4 800 + 4 800 =  14 400

Sachant qu'on comptait en 2015 quelque 715 000 élèves de 6 ans et 711 000 élèves de 7 ans (dans le public uniquement) et que 18 % des élèves sont en REP ou REP+, on a, approximativement, 256 500 élèves en CP et CE1, ce qui représenterait 21 390 classes de 12 élèves. Le nombre des enseignants nécessaire au dédoublement est donc compris entre 10 et 14 000, mais plus proche de 14 000 que de 10....

A moins d'une montée très rapide en puissance de créations de postes dans le primaire, cela est impossible ou affectera sensiblement le nombre des remplaçants et le nombre d'élèves par classe hors ZEP. On espère que le ministre de l'Education nationale, le Premier ministre et le président de la République savent compter et que l'on peut compter sur eux . Et vite, clairement, sans ''comptes d'apothicaire''. On attend des annonces chiffrées et programmées. Pas des ''annonces en l'air.''

Claude Lelièvre

Lire la suite
Lire la suite

10 propositions pour changer l'école... Encore et toujours d'actualité....

16 Août 2017 , Rédigé par Sciences Po Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "10 propositions pour changer l'école"

« Le constat n'est plus à faire. Des comparaisons internationales aux drames de janvier 2015, il est évident que l'école ne tient pas ses promesses d'efficacité, de justice et d'émancipation de tous. Il est grand temps désormais de proposer des changements profonds et efficaces. Loin d'une énième réforme, détaillée ou cosmétique, touchant au coup par coup programmes, temps scolaire, langues locales ou cantines... François Dubet et Marie Duru-Bellat ont identifié les dix points cruciaux sur lesquels il est possible d'agir vite pour changer l'école. De la formation des enseignants à la définition des contenus fondamentaux - que voulons-nous transmettre, de quoi les jeunes auront-ils besoin - en passant par l'apprentissage à l'égalité, à la citoyenneté, à la laïcité, des définitions claires, des idées fortes aideront à poser un cadre d'action. Le rôle de l'État, tant dans la définition de ces principes que dans le financement de l'éducation (État / collectivités locales) ; celui de l'entreprise qui doit intervenir dans l'apprentissage, dans la formation courte ou longue et l'intégration des jeunes ; celui de la famille enfin, de sa place et de sa responsabilité dans l'éducation... sont discutés, définis, et font l'objet de propositions claires et argumentées. Un livre court, qui ne mâche pas ses mots, s'attaque au coeur du sujet et n'oublie aucun des acteurs concernés : les maîtres, les élèves, chaque citoyen et les élus. »

10 propositions pour changer d'école

François Dubet et Marie Duru-Bellat

Éditions du Seuil - Août 2015 - 160 p. - ISBN-13: 978-2021280258

Lire la suite

Education - Des réformes oui. Mais à inscrire dans le "temps long"...

16 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "temps court"

Le débat qui a agité l’institution Ecole dès l'arrivée du nouveau Ministre de l'Education Nationale fut centré sur les "rythmes scolaires". A nouveau devrais-je dire puisque ce débat est récurrent. Envahissant. Il s'agit évidemment d'un sujet essentiel, d'une problématique capitale. Hélas, quelques uns ayant plus facilement la parole que d'autres ont choisi ce cheval de bataille pour unique monture. Il s'agit là d'une erreur. Peut-être d'une stratégie.

L'Ecole - au sens large - vit en circuit fermé. Un circuit fermé à double tour sur l'entre-soi. Une fois les orientations de l'Education Nationale définies par le Parlement sont-elles actées, l' Ecole vit sa vie. A part.

Il faut savoir par exemple que:

- un établissement scolaire sur trois n'a pas mis en place le Comité d'éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC). C'est pourtant une loi. Personne ne se soucie qu'elle soit si mal respectée. Deux établissements sur trois ne forment pas les délégués d'élèves. Personne ne s'en inquiète;

- d'après l'Inspection Générale, dans un établissement sur deux, l'accueil des parents se fait de manière très désinvolte;

- dans de très nombreux établissements le règlement n'est pas élaboré collectivement ni présenté et expliqué aux élèves;

- la recherche documentaire n'est que très peu travaillée et les professeurs-documentalistes, bien peu reconnus, doivent batailler ferme pour collaborer avec les autres professeurs.

Autant de sujets d'une importance capitale. Pourtant, la SEULE question qui soit réellement débattue et vérifiée lors des réunions de pré-rentrée, c'est que tout élève de sixième - par exemple-  a bien quatre heures de mathématiques dans son emploi du temps.

(Ces données sont empruntées à Philippe Meirieu in Un pédagogue dans la cité ; entretien avec Luc Cédelle, page 272, ed. Desclée de Brouwer).

C'est donc dans ce circuit fermé, ce vase clos, cet entre-soi que le sujet des rythmes scolaires occupe la - quasi - totalité des discussions dans les salles des maîtres de nos écoles primaires. En même temps, les autres thèmes auxquels le projet de refondation s'attaque ne sont pas ou si peu abordés.

On peut - on doit ! - porter un regard critique sur tout projet de "réforme". Sachant qu'une critique peut-être négative et/ou positive. Pas assez de ceci... Trop de cela... Pas assez rapide... Trop lent... Tout peut être débattu. Mais voilà, tout ne l'est pas. Seuls les rythmes semblaient, encore très récemment, « faire sujet ».

C' est une erreur fondamentale!

Il est impossible de vouloir refonder l'école sans RELIER ensemble toutes les problématiques : depuis les rythmes jusqu'à l'architecture scolaire en passant par la formation et les programmes. Entre bien d' autres thématiques... Il est dangereux de laisser ce débat sur la refondation entre les seules mains des enseignants et de leurs représentants. Il faut urgemment l'ouvrir aux monde associatif, culturel, aux professionnels et bénévoles des mouvements d' Education populaire, aux entreprises. Je veux bien que l’École soit un sanctuaire. Mais un sanctuaire ouvert !

Manifestement les débats actuels ne prennent pas le chemin de l'ouverture d'esprit. D'un naturel enthousiaste et optimiste je crois en la possibilité historique d'une véritable refondation. Refondation qui permettra à l'Ecole d'entrer et de faire entrer ses élèves dans le XXIe siècle balbutiant.

Pire, l'Ecole du Gouvernement Philippe est construite à l'aide d'un rétroviseur. Il lui manque une vision d'ensemble et sur le long terme, elle qui a tellement besoin de s'inscrire dans le "temps long".

L'Ecole "promise" aujourd'hui, nombreux sont les enseignants qui ne la comprennent pas. Le collège construit pendant le quinquennat Hollande est "détricoté" sans l'être vraiment. Quelques "gadgets" (Distribution de dictionnaires; rentrée en musique entre autres nouveautés) sont ajoutés pour "décorer". Tout cela  ne fait pas une politique éducative d'ENSEMBLE avec une VISION pour les dix années qui viennent. Ce Gouvernement s'inscrit, comme ses prédecesseurs de droite, dans le "temps court".

Il serait suicidaire de vouloir freiner en permanence toute velléité de changement PROFOND sous prétexte que telle ou telle proposition viendrait bousculer des années, parfois des siècles, d'habitudes qui, c'est leur point le plus commun, ont toujours favorisé les adultes en se souciant assez peu des enfants dont on exige pourtant toujours plus de « performances »...

Christophe Chartreux

Lire la suite

Beth Hart...

15 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Musique

Lire la suite

Coup de coeur... Driss Chraïbi... (+ video)

15 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Résultat de recherche d'images pour "driss chraibi la civilisation ma mère couverture"

Nagib a remis la porte d’entrée sur ses gonds, a fait craquer ses doigts et nous a dit:

-Venez voir, mes agneaux, la splendeur des splendeurs.

Nous sommes montés et nous avons vu. Par terre, dans le salon, il y avait des planches, deux ou trois encore entières, les autres en éclats. Des morceaux de fil de fer, des clous tordus. Et au milieu de tout cela, quelque chose de noir, pesant, oblong, qui tenait du coffre et de l’armoire. Avec un cadran, deux boutons et une plaque de métal où était gravé en relief un mot que je ne comprenais pas : BLAUPUNKT.

Ma mère a considéré Nagib et a levé les bras au ciel. Puis elle a considéré le meuble, longuement ; a tourné tout autour, les mains dans le dos; a tapoté le cadran, tourné les boutons. Et comme le meuble ne réagissait pas, elle s’est arrêtée et m’a dit :

-Qu’est-ce que c’est, cette chose ?

-Blo Punn Kteu, ai-je répondu.

-Quoi ?

- Blo Punn Kteu.

Elle s’est mise tout de suite en colère, comme si le feu couvait depuis longtemps en elle.

-Quelqu’un dans cette maison veut-il m’expliquer de quoi il s’agit ?

-Ce qu’il a dit n’est pas tout à fait exact, a fait remarquer mon frère. Moi aussi, je sais lire. Il y a écrit : « Bla Upunn Kteu ».

Je me suis mis en colère à mon tour.

- Blo Punn Kteu !

-Non, monsieur, a dit Nagib. B-L-A, Bla, Upunn Kteu. C’est comme ça , mon petit !

-Seigneur Dieu ! s’est écriée ma mère en se tordant les mains. Qu’est-ce qu’ils me racontent, ces monstres que j’ai mis au monde ! Allez-vous m’expliquer à la fin ?

-C’est la radio, a répondu Nagib. La radio, quoi !

-Mais qu’est-ce que c’est cette « radio » dont j’entends parler depuis trois jours ? Radio… Blo… Bla Upunn… Radio… Kteu !...

Les yeux dans les yeux, Nagib et moi nous sommes regardés en frères et nous avons répondu d’une seule et même voix :

-C’est une boîte qui parle.

-Qui parle ? Une boîte qui parle? Ah ça ! Vous me prenez pour une femme du Moyen Age ou pour un haricot ? Vous osez vous moquez de votre mère ? Attendez un peu que je défasse ma ceinture.

-Elle est en soie, a dit Nagib. Elle ne ferait pas de mal à un ver de terre. Prends plutôt une de ces planches. Et tape si tu ne comprends pas. Mais auparavant, écoute-moi, petite mère : ceci est une boîte , je te l’assure, et une boîte qui parle.

-Mais elle ne parle pas !

-Elle va le faire. Elle va donner les nouvelles du monde entier, elle va chanter, dire : « Au quatrième top, il sera exactement 10 heures 24 minutes 30 secondes.» Elle va rire, pleurer, raconter un tas d’histoires.

-Elle va faire tout ça ? Tu en es sûr ?

-Oui, madame.

-Mais… mais comment ?

De nouveau, nous nous sommes regardés, mon frère et moi. Et nous nous sommes compris. J’ai vu comme un doigt sur les yeux de Nagib me recommandant la plus grande prudence : «Chut! Tais-toi. Ne lui parle surtout pas de l’électricité, ça ferait des étincelles.»J’ai répondu très vite :

Par magie.

-Ah bon ! a dit ma mère, soulagée et joyeuse tout à coup. Comme les fakirs et les charmeurs de serpents ?

-C’est ça. Parfaitement.

-Tu veux dire qu’un magicien va venir et animer cette grande boîte ?

Nagib l’a prise dans ses bras, lui a embrassé les mains, le front, les cheveux.

-C’est un magicien tellement magique que tu ne le verras même pas. Je t’en donne ma parole.

-Oh ! je suis contente… si contente…

Lire la suite

La France "macronienne", cette salle de classe d'un "En même temps" ennuyeux...

15 Août 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Résultat de recherche d'images pour "et en meme temps"

Le pays des Lumières, la France, est celui, en même temps et paradoxalement, ayant le plus haï le XVIIIème siècle. Ce siècle enfanta Sade, Casanova et Choderlos de Laclos... Excusez du peu ! Puis vinrent les siècles suivants...

Aujourd'hui triomphent partout, à la télévision, à la radio, dans les réseaux dits "sociaux", le moralisme, le puritanisme, la pudibonderie. Ni Sade (l'un des plus grands écrivains de langue française de tous les temps), ni Casanova, ni Laclos ne sont véritablement étudiés nulle part. On le fait en catimini, à reculons, avec force précautions d'usage. On les "réhabilite" ! Suprême offense! Seul Laclos s'en est remis...

De la même manière, tout débat concernant le mariage pour tous, la dépénalisation du cannabis, le mariage des prètres catholiques, la prostitution, le sexisme dans la publicité - et j'en oublie - est abordé du bout du pied trempé dans l'eau du bain. Avec la prudence des pudiques, ces "prudences de gazelles" aurait dit un de nos hommes politiques... Le XXIe siècle commençant est celui du consensus recherché à tout prix. On nous oblige à préférer Platon pour oublier Epicure. Il faut des passions douces, des propos mesurés, des avancées timides, des décisions consensuelles. La France d'Emmanuel Macron, cette France fade et tiède du "Et en même temps", est une  salle de classe dans laquelle l'élève créatif est considéré comme le diable en personne alors que le silencieux et le parfaitement obéissant seraient les modèles à suivre... Marcheurs et Insoumis: mêmes troupeaux suiveurs. L'ennui offert à l'admiration... Triste époque !

Il existe bien quelques écarts : la télé-réalité, un scandale par-ci, un clash par-là, un roman qui "dérange", un film "coup-de-poing"... On fait "buzzer" quelques jours, parfois quelques heures... Mais même ces écarts, ces scandales, ces clash, ces "buzz" font partie d'un brouhaha encadré, contrôlé, vite récupéré par les médias qui les digèrent à longueur de commentaires. Et puis on passe à autre chose... Sont-ils comparables aux audaces des Lumières? Evidemment pas!

Et, insidieusement, nous fait-on oublier que nous sommes les enfants des Lumières... Lumières pâlottes car nous n'éclairons plus grand-chose. Seul triomphe désormais le "politiquement correct", cet avatar triste de la "révolution conservatrice" menée par Alain Finkielkraut ou Eric Zemmour sous prétexte de combattre un autre "politiquement correct" qui les aurait censurés.  Les hypocrites, confondant provocations faciles et courage de la conviction!

Alors rendez-nous Sade, Casanova et Laclos... Rendez-nous Epicure ! Rendez-nous la volonté de l'insurrection, le goût du combat et du débat, l'amour de la contradiction, la passion des douceurs interdites, la richesse des clivages...

Rendez-nous la liberté... Celle qui heurte... Celle qui dérange... Celle qui provoque... Celle pour nos enfants qui, demain, refuseront d'appartenir à ces troupeaux de moutons à peine pensants, clonés, indifférents, obéissants...

Christophe Chartreux

Lire la suite

A Lire... Dictionnaire de Pédagogie et d'Instruction Primaire - Publié sous la direction de Frdinand Buisson...

15 Août 2017 , Rédigé par Philippe Meirieu Publié dans #Education, #Pédagogie, #Histoire

Edition, dans la collections "BOUQUINS" (Robert Laffont) de larges extraits du fameux Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de Ferdinand Buisson en 1882 et qui a accompagné la construction de "l'Ecole de la République"... un texte qui déjoue toutes les illusions rétrospectives et nous interroge encore aujourd'hui pour nous aider à penser les questions essentielles de notre éducation et de notre Ecole.

Lire l'avant-propos de Philippe Meirieu

Présentation de l'ouvrage et d'une sélection de quelques articles

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>