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Vivement l'Ecole!

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Coup de coeur... William Faulkner...

22 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... William Faulkner...

J'étais par hasard en train de verser du chocolat derrière l'armoire aux médicaments quand Jody est venu me dire: " Dis donc, Skeet, il y a une femme à la porte qui veut voir le docteur. Quand je lui ai dit: Quel docteur voulez-vous voir ? elle m'a dit qu'elle voulait voir le docteur qui travaille ici, et quand je lui ai dit : II n'y a pas de docteur qui travaille ici, elle est restée plantée, les yeux tournés de ce côté.

- Quel genre de femme? dis-je. Dis-lui de monter au cabinet d'Alford.

- Une paysanne, dit-il.

- Envoie-la au tribunal, dis-je. Dis-lui que tous les médecins de la ville sont allés à Memphis pour un congrès de barbiers.

- Bon, dit-il en s'éloignant. Pour une fille de la campagne, elle n'est pas mal.

- Attends" , dis-je. II a attendu et je suis allé regarder par la fente. Mais je ne pouvais rien voir, si ce n'est qu'elle avait de jolies jambes à contre-jour. "Est-ce qu'elle est jeune ? dis-je.

- Pour une fille de la campagne elle a l'air d'avoir le feu au cul, dit-il.

- Tiens ça", dis-je en lui passant le chocolat. J'enlève mon tablier et je m'amène. Elle n'était pas mal. Une de ces petites aux yeux noirs qui vous flanqueraient un coup de couteau comme rien si vous les trompiez. Elle n'était pas mal. II n'y avait personne d'autre dans le magasin. C'était l'heure du déjeuner.

"Que puis-je faire pour vous ? dis-je.

- C'est vous le docteur ? dit-elle.

- Parfaitement", dis-je.

Elle détourna les yeux comme si elle cherchait autour d'elle.

"Est-ce que nous pourrions aller là-bas, dans le fond ? "

II était juste midi et quart. Je suis allé dire à Jody de surveiller et de siffler au cas où le patron arriverait, bien qu'il ne revienne jamais avant une heure.

"Tu ferais mieux de ne pas faire ça, dit Jody. II te fichera dehors à coups de pied dans les fesses sans te laisser le temps de dire ouf.

II ne revient jamais avant une heure, dis-je. Tu pourras le voir entrer à la poste. Ouvre l'œil et siffle un coup.

- Qu'est-ce que tu vas faire?

- Ouvre l'oeil. Je te dirai ça plus tard.

- Tu ne me laisseras pas prendre la suite ? dit-il.

- Non, mais des fois ! Où c'est-il que tu te crois, dans un haras ? Fais le guet. Je vais engager les pourparlers."

Là-dessus, je retourne dans le fond. Je m'arrête devant la glace pour lisser mes cheveux, et je passe derrière l'armoire aux médicaments où elle m'attendait. Elle regarde l'armoire, puis elle me regarde.

- Alors, madame, dis-je exposez-moi votre affaire.

- C'est justement rapport à mes affaires, dit-elle en m'observant. J'ai l'argent.

- Ah, dis-je. C'est-il que vous les avez ou que vous voudriez les avoir ? Dans ce cas vous vous êtes adressée au médecin qu'il vous fallait." Ces gens de la campagne. La moitié du temps ils ne savent pas ce qu'ils veulent et le reste du temps ils ne peuvent pas l'expliquer. La pendule marquait midi vingt.

" Non, dit-elle.

- Non quoi ? dis-je.

- J'les ai pas, dit-elle, c'est justement ça." Elle me regardait. "J'ai l'argent", dit-elle.

Alors, j'ai compris ce qu'elle voulait dire.

"Oh, dis-je. Vous avez quelque chose dans le ventre que vous aimeriez mieux ne pas avoir ?" Elle me regarde. "Vous voudriez bien en avoir un peu plus ou un peu moins, hé ?

- J'ai l'argent, dit-elle. II m'a dit que je trouverais quelque chose à la pharmacie.

- Qui vous a dit ça ? dis-je.

- Lui, dit-elle en me regardant.

- Vous ne voulez pas nommer la personne, dis-je. C'est celui qui vous a semé la graine dans le ventre? C'est lui qui vous a dit ça ?" Elle ne dit rien. "Vous n'êtes pas mariée, hein ?" Je n'avais pas vu d'alliance, mais il n'y aurait rien d'extraordinaire à ce que l'usage des alliances fût inconnu dans son pays.

"J'ai l'argent", dit-elle. Elle me le montra, noué dans son mouchoir. Un billet de dix dollars.

"Je ne doute pas que vous l'ayez. C'est lui qui vous l'a donné ?

- Oui, dit-elle.

- Lequel ?" dis-je. Elle me regarde. "Lequel d'entre eux ?

- J'en ai qu'un", dit-elle. Elle me regarde.

"Allons donc !" dis-je. Elle ne dit rien. L'inconvénient de la cave c'est qu'il n'y a qu'une sortie, par-derrière, près de l'escalier intérieur. La pendule marquait une heure moins vingt-cinq. "Une jolie fille comme vous !" dis-je.

Elle me regarde. Elle s'apprête à renouer son argent dans son mouchoir. "Excusez-moi une minute" disj-je. Je passe de l'autre côté de l'armoire aux médicaments. Je dis : "Dis donc, t'as jamais entendu raconter l'histoire du type qui s'est foulé l'oreille au point qu'il ne pouvait même plus s'entendre roter?

- Tu ferais mieux de la faire sortir avant l'arrivée du patron, dit Jody.

- Si tu veux me faire le plaisir de rester là-bas, à l'entréee du magasin, la où tu es payé pour te tenir, il n'y aura que moi de pincé."

I1 s'éloigna lentement vers l'entree :

- Qu'est-ce que tu es en train de lui faire, Skeet ? dit-il.

- Je ne peux pas te le dire, dis-je. Ca ne serait pas moral. Va faire le guet.

- Dis donc, Skeet, dit-il.

- Oh ! assez, dis-je. J'exécute une ordonnance, tout simplement.

- II ne dira peut-être rien au sujet de la femme, mais s'il te trouve en train de batifoler avec l'armoire aux médicaments il pourrait bien te botter les fesses jusqu'au bas de l'escalier de la cave.

- Mes fesses ont été bottées par de plus grands cornards que lui, dis-je. Allons, retourne monter la garde."

Je reviens. La pendule disait une heure moins le quart. Elle noue son argent dans son mouchoir.

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Sélection à l'entrée de l'université - APB n'est pas le problème...

22 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Education

Sélection à l'entrée de l'université - APB n'est pas le problème...

APB est depuis quelques mois la cible de celles et ceux favorables à une "sélection" à l'entrée de l'Université. Sous quelque forme que ce soit.

Ceux-là, sous prétexte d'empêcher les échecs dès la première année à l'université, souhaitent instituer des "pré-requis" (qui dans certaines filières existent déjà sans interdire le moins du monde les abandons dès la première année).

Cette solution est certainement la plus paresseuse et surtout celle qui, en des temps où l'obligation de faire des économies est particulièrement prégnante, permettra au gouvernement de dépenser le moins possible, notamment en ressources humaines supplémentaires. Oubliant, comme souvent, qu'en matière d'éducation, un euro dépensé est d'abord un investissement.

Oubliant que d'autres filières, pourtant très sélectives, connaissent aussi - sans qu'on n'en parle jamais - ce phénomène d'abandon précoce. Je pense aux classes préparatoires aux grandes écoles.

Ce n'est pas l'outil APB qui crée, en amont, des élèves fragilisés par des orientations souvent plus imposées que choisies, entraînant de fait des inscriptions dans des filières ne correspondant pas aux attentes ni au niveau pour des étudiants très rapidement... "désorientés".

Ce n'est pas l'outil APB qui crée, en aval, l'engorgement des filières "sur-demandées".

En revanche, c'est bien un choix politique délibéré qui, par la seule instauration d'une sélection, veut interdire l'accés des études supérieures à des bacheliers presque considérés comme indignes et encombrants: bacheliers technologiques et bacheliers professionnels. L'immense majorité appartenant à des classes sociales moyennes et défavorisées.

Depuis des années, d'autres choix sont faits, souvent imposés aux gouvernements successifs, par les universités elles-mêmes:

- pas de créations de postes d'enseignants;

- restriction des effectifs des premiers cycles post-bac;

- pas d'investissement dans le renouvellement des locaux. Encore moins dans la création.

APB semble donc être un prétexte fort utile à celles et ceux ne souhaitant pas s'engager dans une politique d'investissements destinés à rendre à l'université française ses "habits" historiques. Ceux qui faisaient d'elle la dispensatrice d'une culture générale de très haut niveau appuyée sur un esprit critique tellement nécessaire dans une société dite "de la connaissance".

Enfin, rappelons avec Sophie Orange et Romuald Bodin - L'Université n'est pas en crise. Les transformations de l'enseignement supérieur: enjeux et idées reçues. Ed Le Croquant, Paris 2013 - que le taux d'abandon en premier cycle est très ancien, qu'il remonte au milieu du XXe siècle et qu'il est stable: environ 30%.

La France, comme tous les pays, développés ou pas, a un besoin pressant de professionnels diplômés. Plus la base sera importante en effectifs, plus nos élites seront faciles à former.

Restreindre l'accès à l'université et ne croire qu'en cette seule solution sans en imaginer d'autres, sans même s'en donner les moyens, c'est prendre le risque de voir notre pays, 5e puissance mondiale, se priver de ces élites indispensables.

Christophe Chartreux

Cette réflexion m'est inspirée:

- par le livre cité

- par les propos de Sophie Orange recueillis dans Le Monde, page 27 en date du 21 juillet 2017

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Semaine de quatre jours à l’école : « Les parents ont préféré leur confort à celui de leurs enfants »...

21 Juillet 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education

Semaine de quatre jours à l’école : « Les parents ont préféré leur confort à celui de leurs enfants »...

EXTRAITS

(...)

Le Monde.fr a demandé aux parents concernés par ce nouveau changement de témoigner. Les opposants à la semaine de quatre jours, les plus nombreux à avoir apporté leurs témoignages, mettent en avant un intérêt de l’enfant remisé aux oubliettes et les problèmes d’organisation et de garde le mercredi.

« Des enfants sacrifiés au bénéfice des adultes », dénonce Pierre M., père d’une fillette en CM1. « Pourquoi un enfant serait-il moins fatigué quand il apprend sur quatre jours au lieu de cinq, quand le nombre d’heures d’apprentissage par jour est plus important ? », questionne-t-il.

(...) Maguy P., retraitée et grand-mère :

« A quoi ont servi tous les conseils des chronobiologistes préconisant des apprentissages sur cinq matinées, avec des après-midi allégés en activités et en temps passé à l’école ? (…) Les parents de ma petite-fille travaillent : le mercredi, ce sera donc centre de loisirs (qui n’est rien d’autre, ici, qu’une garderie) ou longue journée avec grands-parents un peu fatigués. »

Marc V., dont les enfants de 8 et 9 ans retournent à la semaine de quatre jours à la rentrée, renchérit :

« J’ai le sentiment que les parents ont préféré leur confort personnel à celui de leurs enfants. Certes, la semaine de quatre jours et demi nécessitait une organisation particulière. (…) Mais au moins, l’étalement des horaires offrait aux enfants un temps de repos que maintenant ils auront beaucoup moins ».

(...)

Nine S., maman de deux petites filles, pointe le problème de garderie le mercredi dans sa commune où la semaine de quatre jours va être réinstaurée à la rentrée et déplore « des journées beaucoup trop longues » pour les enfants :

« Le problème est, et reste, pour les parents qui travaillent, la garde des enfants le mercredi. Et, dans notre commune, rien n’est fait pour les parents qui travaillent… La municipalité propose le mercredi une garderie de 7 heures à 9 heures, puis le centre aéré de 9 heures à 12 h 15 et de 13 h 30 à 18 heures, mais rien entre 12 h 15 et 13 h 30 ! Le maire nous explique, en effet, que mettre en place la cantine coûterait trop cher, car il doit faire face à la diminution des dotations de l’Etat. C’est donc aux parents de pallier cette non-continuité de service. »

(...)

Florence C., déléguée de parents d’élèves, favorable au maintien de la semaine de quatre jours et demi et pour laquelle « les APS [activités physiques et sportives] dont bénéficiaient nos enfants étaient de qualité et coordonnées avec le corps enseignant ». Elle déplore que la communauté de communes (CDC) dont elle dépend :

« ait engagé un recours contre la décision de maintenir la semaine de quatre jours et demi contre l’avis du conseil d’école qui était unanime pour protéger l’intérêt des enfants et en accord avec le corps enseignant. L’académie a fait droit au recours de la CDC en validant le retour à la semaine de quatre jours le 11 juillet ».

(...)

Les parents favorables au retour à la semaine de quatre jours sont ceux qui ont pu prendre leurs dispositions et ne pas travailler le mercredi. « J’ai la chance de ne plus travailler le mercredi matin l’année prochaine, j’ai pris un 80 % pour pouvoir profiter de mes enfants, écrit Clément M. Ravi de pouvoir permettre à mon fils d’évoluer à un autre rythme le mercredi matin. (…) Nous récupérons aussi le mardi soir sans stress du lendemain… »

(...)

Article complet à lire en cliquant ci-dessous

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Coup de coeur... Albert Camus...

21 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Albert Camus...

Il n'y a plus de déserts. Il n'y a plus d'îles. Le besoin pourtant s'en fait sentir. Pour comprendre le monde, il faut parfois se détourner, pour mieux servir les hommes, les tenir un moment à distance. Mais où trouver la solitude nécessaire à la force, la longue respiration où l'esprit se rassemble et le courage se mesure? Il reste les grandes villes. Simplement, il y faut encore des conditions.

Albert Camus - L'Eté

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Semaine de 4 jours - A raison de 6h par jour en école primaire, où placer les APC?...

21 Juillet 2017 , Rédigé par Le Monde Publié dans #Education, #Pédagogie

Semaine de 4 jours - A raison de 6h par jour en école primaire, où placer les APC?...

EXTRAIT

(...)

1- En quoi consiste ce nouveau changement ?

C’était une des promesses d’Emmanuel Macron durant sa campagne : laisser « plus de liberté » aux communes en leur laissant le choix de revenir à la semaine de quatre jours. La réforme Peillon, en vigueur depuis 2013 et qui fixe les bases de la semaine de quatre jours et demi, n’est donc pas abrogée. Les communes sont libres d’organiser la semaine scolaire comme elles le souhaitent, sur une base de quatre jours ou quatre jours et demi.

Cette nouvelle organisation résulte d’un décret publié au Journal officiel le 28 juin, qui instaure une dérogation permettant à une école maternelle ou élémentaire de revenir à la semaine de quatre jours si elle le souhaite, et ce dès septembre 2017.

Le décret pose cependant plusieurs limites, précisant que cette dérogation ne doit pas avoir pour effet :

« de répartir les enseignements sur moins de huit demi-journées par semaine,
ni d’organiser les heures d’enseignement sur plus de vingt-quatre heures hebdomadaires,
ni sur plus de six heures par jour et trois heures trente par demi-journée,*
ni de réduire ou d’augmenter sur une année scolaire le nombre d’heures d’enseignement ni de modifier leur répartition. »

2. Comment s’opère cette dérogation ?

  • Le passage à la semaine de quatre jours émane d’une entente entre les différents acteurs locaux : commune ou établissement public de coopération intercommunale, conseils d’école et inspecteur de l’éducation nationale de circonscription.
  • Ces différents acteurs locaux saisissent ensuite conjointement les services départementaux de l’éducation nationale pour leur proposer une nouvelle organisation du temps scolaire.
  • Dans chaque département, la demande est ensuite examinée par le directeur académique des services de l’éducation nationale (Dasen), qui vérifie l’application de plusieurs règles, notamment le respect des heures d’enseignement par semaine, par journée et par demi-journée. Avant de valider le passage à la semaine de quatre jours, le Dasen doit enfin « consulter la collectivité territoriale compétente en matière de transport scolaire ainsi que le conseil départemental de l’éducation nationale. »

A la discrétion du Dasen, la décision peut s’appliquer « dans toutes les écoles de la commune (…) quand une majorité des conseils d’école s’est exprimée en sa faveur ».

(...)

Clément Le Foll

L'article complet est à lire en cliquant ci-dessous

* Interdiction d'organiser les enseignements sur sur plus de six heures par jour et trois heures trente par demi-journée

Donc se pose une question (qui ne concerne que les écoles revenues à 4j/Semaine):

Comment les professeurs d'école pourront-ils dispenser les 36h/année d'APC destinées aux élèves en difficultés?

Si l'APC est placée sur une des quatre journées (Lundi/Mardi/Jeudi/Vendredi), elle s'ajoute aux six heures quotidiennes.

Or il est interdit de dépasser 6h/jour.

Reste le mercredi matin... Mais ça...

Christophe Chartreux

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Rythmes scolaires : le grand retour en arrière...

21 Juillet 2017 , Rédigé par Parti Socialiste Publié dans #Education, #Politique

Rythmes scolaires : le grand retour en arrière...

C’est le premier revers de la Contre-réforme Blanquer : en dépit d’un décret taillé sur mesure, seul un quart des élèves de France reviendra à la semaine de 4 jours à la rentrée prochaine.

C’est un échec pour le ministre de l’éducation nationale qui avait choisi d’imposer ce décret sans évaluation, concertation ou discussion parlementaire et sans jamais faire la preuve du bénéfice pour les élèves de ce retour en arrière. Trop souvent, ce n’est donc pas l’intérêt de l’enfant qui a primé mais bien celui de certains adultes et de municipalités, très majoritairement de droite, trop contentes de faire des économies dans le budget de leurs activités périscolaires.

Le Parti socialiste s’inquiète des conséquences de la mise en oeuvre de ce décret. La France devient en effet le seul pays européens à infliger à ses élèves des journées aussi nombreuses et aussi longues alors qu’on sait qu’elles encouragent l’échec scolaire, en particulier des enfants issus de milieux défavorisés.

Elle prive concrètement les élèves et les enseignants d’une demi-journée d’enseignement, détricote le cadre national de la journée scolaire, et accentue les inégalités territoriales que le Président de la République, la veille, appelait pourtant à résorber. A la rentrée, dans de nombreuses communes, des milliers d’enfants ne pourront plus pratiquer d’activités artistiques et culturelles et les intervenants seront réduits au chômage.

Le Parti socialiste exhorte le gouvernement à ne pas supprimer l’aide de l’Etat aux communes qui souhaitent poursuivre la semaine de 4,5 jours afin que leur choix ne soit pas dicté par les coupes budgétaires imposées par la rue de Grenelle mais par leur seul souci de faire réussir tous les élèves.

Colombe BROSSEL

Secrétaire nationale à l'Éducation et à la formation, et vice-présidente du Conseil national

Yannick TRIGANCE

Secrétaire national adjoint à l'éducation et aux lycées professionnels

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Coup de coeur... Rosa Montero...

20 Juillet 2017 , Rédigé par christophe Publié dans #Littérature

Coup de coeur... Rosa Montero...

Au début, elle était résolue à ne plus jamais le revoir. Mais, à mesure que les jours passaient, une sorte de trou avait grandi à l'intérieur d'elle, une sensation de faim ou d'asphyxie, la certitude désolante d'être incomplète. Avec le temps, la folie de l'amour, du désir d'amour, avait commencé à s'allumer dans sa tête.

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«Les cartes représentent aussi ce qui n’existe pas, elles donnent accès à l’imaginaire de l’autre»...

20 Juillet 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Histoire, #Geographie, #Philosophie

«Les cartes représentent aussi ce qui n’existe pas, elles donnent accès à l’imaginaire de l’autre»...

Deux philosophes, Gilles A. Tiberghien et Jean-Marc Besse, observent une véritable extension du domaine de la carte ces dernières années. Dans un ouvrage collectif, ils montrent que la cartographie ne se contente plus de représenter le monde mais qu’elle y inscrit des valeurs, des croyances, des normes et des rêves.

Tout est cartographiable aujourd’hui : les déserts médicaux, le patrimoine végétal mondial, et même les représentations des utilisateurs de Snapchat… Les centres d’art contemporain s’emparent également de l’objet cartographique, sans oublier un usage plus militant de sites comme MigrEurop recensant les naufrages en Méditerranée. Jean-Marc Besse, philosophe et spécialiste des savoirs géographiques, et son confrère Gilles A. Tiberghien, qui enseigne l’esthétique à la Sorbonne, ont tenté de dessiner l’extension du domaine de la cartographie dans un ouvrage magnifiquement illustré, Opérations cartographiques (Actes Sud, 2017). Ils ont convoqué pour des rencontres et des séminaires d’autres passionnés, comme Catherine Hofmann, conservatrice au département des cartes et plans de la Bibliothèque nationale de France, Guillaume Monsaingeon, commissaire de plusieurs expositions artistiques sur la cartographie, Gilles Palsky, géographe et historien de la cartographie, et une vingtaine d’autres spécialistes… qui sont aussi auteurs de cet ouvrage.

(...)

Catherine Calvet

Suite et fin en cliquant ci-dessous

 

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Films de prof - Films sur l'école...

20 Juillet 2017 , Rédigé par SensCritique Publié dans #Education, #Cinéma

Films de prof - Films sur l'école...

Exerçant le "Plus beau métier du monde", emploi parfois difficile mais souvent passionnant, je me sens forcément concerné par l'oeil que peuvent avoir certains réalisateurs sur mon métier mais aussi sur l'école, l'éducation, que ce soit sous l'aspect humoristique (Bad teacher, le maitre d'école...), documentaire (Etre et avoir, Entre les murs d'un certain côté...) ou biographique (Ecrire pour exister par exemple).

Cela concerne aussi tous les horizons : français ou américains souvent mais aussi italien, chinois ou encore allemand.

Toute aide est la bienvenue.

Mes autres listes ou j'ai besoin d'aide aussi :
http://www.senscritique.com/liste/Histoire_vraie_tiree_de_faits_reels/70122
http://www.senscritique.com/liste/Films_d_histoire_historiques/59399

Merci à Aurea tout particulièrement pour toute son aide et à tous les autres également ;)

Ici les films que j'ai passés à mes (heureux) élèves :
http://www.senscritique.com/liste/Films_passes_a_mes_eleves/177459

                       ____________________________________________________

Le Cercle des poètes disparus (1989

Detachment (2012)

Le Maître d'école (1981)

Half Nelson (2007)

Le plus beau métier du monde (1996)

La Journée de la jupe (2009)

Entre les murs (2008)

Esprits rebelles (1995)

Et des dizaines d'autres en cliquant ci-dessous

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Quatre jours par semaine à l'école... Et si l'on commençait par parler du qualitatif?... (+ commentaire)

20 Juillet 2017 , Rédigé par Liberation Publié dans #Education, #Pédagogie

Quatre jours par semaine à l'école... Et si l'on commençait par parler du qualitatif?... (+ commentaire)

Rythmes scolaires : la semaine de quatre jours est-elle une exception française ?

En France, près de 37 % des communes ont choisi de supprimer dès la rentrée la demi-journée supplémentaire de classe. Ce qui revient à passer à nouveau la semaine de quatre jours.

Comme l’avait promis Emmanuel Macron, les communes ont fixé le nombre de jours passés en classe par leurs élèves. Près de 37% d’entre elles ont choisi de repasser à la semaine de quatre jours à la rentrée, contre quatre jours et demi jusqu’à cette année. En 2008, Xavier Darcos avait supprimé la matinée du mercredi (ou du samedi) des emplois du temps des écoliers, mais Vincent Peillon l’avait rétablie en 2013. Notre pays est-il le seul à avoir fait ce choix ?

Les chiffres de l’OCDE montrent que oui, la France est bien une exception. La semaine de quatre jours n’est en vigueur dans aucun autre pays européen. Si on élargit à l’OCDE, le constat est le même. Tous les pays ont en moyenne cinq jours de classe, sauf Israël qui en a six.

Cependant, il n’existerait pas d’enquête permettant de réellement comparer l’organisation de la semaine dans les pays développés. Les chiffres de l’OCDE résultent en fait de la division du nombre de jours d’école par le nombre de semaines scolaires, ce qui «permet de dégager un modèle dominant, qui est celui d’une semaine scolaire de 5 jours pleins», précise une note écrite du gouvernement datant de 2012. A cette époque, la France était déjà le seul pays à avoir fait le choix de la semaine de quatre jours. Depuis, la situation internationale n’a pas beaucoup changé.

«Regarder le nombre de jours d’école par semaine de classe ne permet pas vraiment d’avoir un aperçu de la durée d’enseignement que reçoivent les élèves. Les horaires ne sont pas les mêmes et il y a également une grande variabilité de la durée des vacances scolaires en fonction des pays», avertit Lorène Prigent, consultante en développement des systèmes éducatifs et conseillère scientifique de l’Institut européen d’éducation et de politique sociale (IEEPS).

Une réalité plus complexe

Il faut aussi préciser que «dans de nombreux pays, comme la Finlande, l’enseignement est une compétence partagée avec les collectivités, et variable d’une école à l’autre», indique Lorène Prigent. Au Danemark et en Italie, les rythmes scolaires font l’objet de recommandations ou de cadrages nationaux. En Italie, les instances régionales peuvent ensuite les adapter, tandis qu’au Danemark, ce sont les établissements eux-mêmes. En Allemagne, chaque Land décide de son calendrier scolaire et les semaines peuvent être étalées sur 5 à 6 jours. En Pologne aussi, certaines régions ou municipalités ont opté pour les 6 journées de classe. «Mais cela ne modifie pas le nombre d’heures d’enseignement sur la semaine», précise la note du gouvernement.

Autre nuance concernant les chiffres de l’OCDE : dans presque tous les pays européens, les élèves vont bien à l’école toute la journée, et ce tous les jours sauf le week-end. Mais l’Allemagne, le Danemark, la Hongrie, l’Autriche ou encore certaines communautés consacrent l’après-midi à des activités sportives ou aux loisirs.

Le nombre de jours par semaine paraît donc uniforme à première vue, mais il recouvre des réalités différentes. Reste que la France cultive sa différence au niveau quantitatif. Or, selon Lorène Prigent, cela ne contribuerait pas à combler les failles de notre système éducatif. «Le débat se concentre exclusivement sur la quantité, c’est-à-dire les jours de classe par semaine, et empêche de parler de l’essentiel. A savoir que nous avons un vrai problème de qualité des enseignements en classe, regrette-t-elle. La dernière enquête internationale TIMMS sur les sciences en CM1 place la France en dernière position pour les mathématiques parmi l’ensemble des pays de l’OCDE. D’ailleurs, l’évaluation produite par la direction de l’évaluation du ministère de l’Education ainsi que celle de l’inspection générale montrent que les effets pédagogiques de l’ajout d’une matinée sont limités, à la fois sur les apprentissages des élèves et sur les pratiques des enseignants. Donc réfléchir sur du quantitatif pourquoi pas, mais cela doit venir dans un second temps.»

Margaux Lacroux             

Commentaire

"D’ailleurs, l’évaluation produite par la direction de l’évaluation du ministère de l’Education ainsi que celle de l’inspection générale montrent que les effets pédagogiques de l’ajout d’une matinée sont limités, à la fois sur les apprentissages des élèves et sur les pratiques des enseignants."

Effets limités en effet puisque le "monde enseignant" éprouve, pour de multiples raisons que je ne développerai pas ici, des difficultés à modifier ses pratiques. Des siècles d'habitudes ont enkysté une profession pourtant très souvent inventive mais insuffisamment encouragée à innover.  

Personne n'a d'ailleurs jamais affirmé que la semaine de 4,5 jours était à elle seule capable de résoudre les problèmes des élèves en difficultés.

En revanche, il est certain que celle de quatre jours avec les mêmes programmes et les mêmes pratiques n'est d'aucun secours pour ces mêmes élèves et accroît les inégalités.

Enfin, concernant la "semaine de quatre jours", rappelons que:

- l'Inspection Générale;

- l'Institut Montaigne;

- un rapport parlementaire;

- l'ensemble des syndicats et des fédérations de parents (appel de Bobigny);

- l'Académie de médecine

ont TOUS condamné cette organisation hebdomadaire, ou l'ont a minima fortement déconseillée tout en encourageant une réforme des pratiques et de la formation continue.

Christophe Chartreux

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